30 Juin2017
 

En dehors des années où Paris-Brest-Paris a lieu (la prochaine sera 2019), rares sont les organisateurs à proposer des BRM. A fortiori des brevets de 1000 kilomètres.

Mais il se trouve quelques irréductibles organisateurs à proposer chaque année la batterie complète des BRM.
Yvan est de ceux-là.

Yvan (le Terrible !) est le fondateur du forum Super Randonneur.
J’ai rencontré Yvan pour la première fois le 28 septembre 2009 lors de ma Diagonale Brest-Menton alors qu’il était venu à ma rencontre avec un ravitaillement fort apprécié !
Un an plus tard j’accompagnais Yvan au départ de sa Diagonale Brest-Perpignan.

Yvan organisant les brevets au départ de sa commune, Ménigoute (département des Deux-Sèvres – 79), à quasiment 500 kilomètres de chez moi, il ne serait évidemment pas rationnel d’aller y participer. Aussi, j’avoue ne pas avoir détaillé les parcours des BRM qu’il organisait cette année…
Mais, par chance, « Pierrot29 » du forum veillait, me signalant fort opportunément que le BRM 1000 de Ménigoute passait par La Forest-Landerneau !

Sur suggestion de Pierrot29, et avec l’accord d’Yvan, nous décidons d’organiser un « Contrôle-Ravitaillement » à La Forest-Landerneau, soit au kilomètre 489 du brevet. Quasiment à mi-parcours.
Lorsque la décision a été prise, il y a maintenant de nombreuses semaines, la météo ne nous était bien évidemment pas connue…

Il y huit jours c’était encore la canicule…

Oui mais entre-temps les choses ont radicalement changé !

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement 1000 de Ménigoute - La Forest-Landerneau km 489

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement « 1000 de Ménigoute » – La Forest-Landerneau km 489

Le brevet part de Ménigoute le jeudi 29 juin, passe par La Forest le vendredi 30, les deux jours les plus affreux de la semaine en terme de pluie et de vent !

Nous disposons nos véhicule de façon à abriter du mieux possible nos valeureux cyclos.

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement 1000 de Ménigoute - La Forest-Landerneau km 489

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement « 1000 de Ménigoute » – La Forest-Landerneau km 489

Si les brevets sont rares les années hors Paris-Brest-Paris, les participants le sont encore plus !
Ils ne sont que sept au départ du 1000 de Ménigoute. Yvan inclus.

Notre contrôle-ravito étant situé au kilomètre 489, les participants doivent y passer le vendredi 30 entre 1h06 et 18h36.
Afin d’éviter de rester « sur zone » durant une telle plage horaire pour si peu de participants, il a été convenu avec Yvan que ceux-ci m’enverront un sms lorsqu’ils quitteront le contrôle précédant (Carhaix – kilomètre 416).
Cette disposition s’avérera particulièrement judicieuse. Les déluges et le vent de face de la nuit ayant bien retardé nos cyclos.

Comme prévu le premier à passer sera Yvan, à 11h00. Bien plus tard qu’il l’avait escompté mais avec une bonne marge sur les délais.

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement 1000 de Ménigoute : arrivée d'Yvan

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement « 1000 de Ménigoute » : arrivée d’Yvan

Un participant a la gentillesse de me prévenir qu’il a fait demi-tour avant Carhaix, inutile de l’attendre.

À midi et demi un groupe de trois cyclos arrive : Pierre, Chérif et David.

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement 1000 de Ménigoute : arrivée de Pierre, Chérif et David

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement « 1000 de Ménigoute » : arrivée de Pierre, Chérif et David

À 14h15 c’est au tour de Michel, suivi quelque temps plus tard de Jean-Marie en « vélo couché ».

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement 1000 de Ménigoute : arrivée de Michel

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement « 1000 de Ménigoute » : arrivée de Michel

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement 1000 de Ménigoute : arrivée de Jean-Marie

30 juin 2017 : contrôle-ravitaillement « 1000 de Ménigoute » : arrivée de Jean-Marie

Je crois pouvoir dire sans trop de risque que notre ravito a été apprécié !
Les sourires des participants contrastant nettement avec le côté pour le moins maussade de la météo !

Merci à Pierrot29 pour cette journée de chaleur humaine et les produits bios ayant nourri nos courageux cyclistes (et nous même !)

Un GRAND MERCI également à Isabelle et Christophe pour l’électricité sans laquelle nous aurions eu du mal à fournir les boissons chaudes, si bienvenues en ce 30 novembre juin !

Aurais-je, à l’insu de mon plein gré (!), rapporté un petit échantillon de la météo irlandaise subie lors de la TAW ???

13 Juin2016
 

Peu de temps avant le départ, un aimable participant au Dodécaudax, me souhaitant bonne route, m’écrivait « j’espère que tes reportages seront plus variés que pour la TCR, j’ai l’impression de n’avoir vu que des photos de bouffe ».
je n’ai pas eu le temps de lui répondre personnellement et je pense que ma réponse peut intéresser tous mes lecteurs…

La consultation de cyclo-long-cours.fr est libre et gratuite.
Il n’y a ici ni publicité, ni bannières, ni cookies, ni appel au don… ni spam d’aucune sorte.

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SPAM !

Si quelqu’un veut des résultats de cyclo-sportif avec vitesse moyenne, vitesse max, braquets, fréquence cardiaque et dosage des poudres machin… il doit facilement pouvoir trouver son bonheur sur internet…

Si tel autre préfère du documentaire touristique il doit également y avoir de quoi se régaler sur la toile… ou en librairie…
Lors de mon embarquement sur le ferry j’ai eu l’occasion de discuter avec deux femmes qui partaient avec leurs velos faire peu ou prou la même chose que moi… mais en quatre mois…
Et je trouve ça TRÈS bien !
Je ne leur ai pas demandé si elle tenait un blog…

Participer à des épreuves de longues distances en temps limité tout en publiant des infos « en direct » avec photos est croyez-moi un sacré challenge…
À ma connaissance je suis le seul à le faire… ( sans me vanter !)

Vous avez déjà fait des photos au smartphone en roulant à vélo ?
Un smartphone c’est comme une savonnette, pas facile à tenir…
Et puis la qualité dès qu’il y a du mouvement où de mauvaises conditions de lumière…

C’est pourquoi je préfère utiliser mon appareil photo que je maîtrise d’une main et dont les résultats sont supérieurs à ceux du smatphone.

MAIS il faut ensuite transférer les photos sur le smartphone pour pouvoir les mettre en ligne…
Et cela prend du temps, exige d’être arrêté et enfin d’avoir une connexion réseau suffisante pour la mise en ligne…
ET ça consomme pas mal d’énergie (du téléphone  et de l’appareil photo pour la liaison wifi entre eux puis 3G ensuite)…

Il est donc beaucoup plus facile de photographier son assiette directement au smartphone puisque l’on est arrêté, en agglomération (donc avec du signal) plutôt qu’un beau paysage pris en pleine pampa avec un molosse au fesse…

Même si je prends les épreuves auxquelles je participe avec un certain recul, ne pas oublier que pour la TCR j’ai parcouru en moyenne 220 kilomètres par jours pendant 19 jours… deux ans de Dodécaudax en moins de trois semaines…
Et sans un jour sans photos…

Pour ce qui est de la nourriture… en dehors des raisons évoquées ci-dessus, c’est également pour montrer que l’on peut faire ce genre de choses avec ce que l’on trouve sur le bord de la route… que ce soit des glaces, des cacahuètes, des sandwiches ou des pâtes…
Je ne consomme aucunes poudres licites ou non…

Durant ces quelques jours j’avance « en roue libre » vers Dublin et j’ai donc le temps de publier plus de photos… et la possibilité de recharger chaque jour mon matériel dans les B&B… il en ira vraisemblablement autrement ensuite…

À bon entendeur…

Au plaisir de continuer à « faire rêver » ceux à qui ça plaît !

Pour les autres… je ne demande qu’à lire vos aventures…

21 Août2015
 

TCR - 4282 km ©cyclo-long-cours.fr Huit jours après mon arrivée à Istanbul, un petit point en attendant le, ou plutôt les comptes rendus.

Comme je l’écrivais le lendemain de l’arrivée je ne souffre d’aucune douleur suite à cette épreuve hors du commun.
Rythme cardiaque, pression artérielle, tout est normal.

Bien que tout le monde me pose la question « alors, tu as perdu combien ? »… je ne me suis pas pesé !

Cela dit, depuis mon retour une énorme fatigue s’est abattue sur moi ! Un énorme besoin de sommeil !
Je mange également « comme quatre » !
Je me donne jusqu’à la fin du mois avant de redevenir raisonnable… pour l’instant je cède à toutes mes envies !

Le tracker satellite a été renvoyé à « l’organisation »… nul doute que ce système est vraiment génial. À tel point que j’envisage sérieusement d’en acheter un pour de futures Aventures au long cours…

Mon carton validé :

TCR 2015 - Rider n° 136 - Roland GUILLON ©cyclo-long-cours.fr

Compte tenu du décalage horaire (Grèce et Turquie ont une heure de plus que nous) j’ai mis 19 jours, 19 heures et cinq minutes…

Les cinq minutes c’est pour ne pas m’être précipité pour faire valider mon carton mais avoir discuté un minimum avec un collègue arrivé peu avant… Le barman avait bien vu que j’étais là puisque j’avais posé mon vélo contre son comptoir mais il a attendu que je lui donne mon carton… Mais inutile de chipoter pour si peu !

L’essentiel pour moi est d’être allé jusqu’au bout de ce périple difficile physiquement et extrêmement dangereux du fait d’une circulation intense, anarchique et totalement ignorante des règles élémentaires de sécurité routière… sans parler des attaques quotidiennes de meutes de chiens sauvages…

Au-delà de ces difficultés propres à l’épreuve et aux pays traversés, aller au bout de celle-ci lorsque je m’y suis inscrit pouvait tout simplement sembler : « Mission impossible »…

TCR 2015 - Mission impossible ©cyclo-long-cours.fr

Votre mission, si vous l’acceptez, consistera à rallier Istanbul à vélo en partant des Flandres. Vous ne pourrez compter ni sur l’organisation ni sur quiconque pour vous venir en aide. Les chiens, les voitures et les camions chercheront par tous les moyens à vous tuer. Vous risquez d’être détruit avant la fin de cette bande !

14 Mai2015
 

Trois semaines après le BRM 300 de Caudan je m’apprête à prendre le départ du BRM 400 de Guipavas.
Cette fois un départ près de chez moi.
Je me suis inscrit par courriel il y quelques jours aussi je n’ai pas besoin d’arriver très en avance.
Le départ est prévu à 18h00, plus tôt qu’en 2011 où nous étions parti à 20h00.
Le parcours en revanche n’a pas changé.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Je crois que j’aurais préféré partir à 20h00 (voire plus tard encore) histoire de dormir un peu avant le départ… Là je me suis contenté d’une bonne ration de pâtes avant de m’allonger une heure
dans le noir. Je pars en déficit de sommeil mais c’est classique !

Un brevet de 400 kilomètres qui part le soir implique de passer la nuit sur le vélo, on aime ou pas mais l’exercice est « obligatoire » dans le cadre d’une préparation à Paris-Brest-Paris
Comme la plupart je suis certes là pour valider un BRM en vue de mon inscription à PBP mais je suis surtout là pour continuer à me préparer à la TCR et à valider des choix matériels.
Cette fois je vais avoir l’occasion de tester sur une nuit entière ma nouvelle lampe frontale inaugurée brièvement au départ du 300.

Je pars également avec une selle neuve. Je ne teste pas le modèle puisqu’il s’agit du même que l’ancienne (Brooks Swallow avec rails en titane) mais celle-là sort directement de sa boîte…
Qu’en penseront mes fesses à l’arrivée ?

En récupérant ma carte de route je m’informe du pointage des contrôles de nuit.
Comme en 2011, un camping-car de l’organisation sera bien présent à Lézardrieux (km 178).
Pour Quintin (km 232) il faudra se débrouiller…
Les années avec PBP les brevets sont nombreux et les participants aussi !
C’est l’occasion de revoir pas mal de têtes connues !

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Il est toujours intéressant d’observer les choix des uns et des autres en terme d’équipement…
Pour être le plus léger possible beaucoup partent avec très peu de bagages et sont déjà habillés pour la fraicheur de la nuit…
Je dois être le seul en maillot manches courtes… À tel point que plusieurs me demandent si je n’ai pas froid et qu’un membre de l’organisation me met en garde contre le froid durant la nuit…
Je le rassure en lui disant que je ne suis pas un débutant et que je trimballe de quoi m’habiller chaudement !
Je me demande d’ailleurs comment font certains pour rouler habillés comme ils le sont alors que la température est encore fort agréable…
En effet, alors que la journée a commencé sous un ciel chargé et du crachin, la météo s’est nettement améliorée et pour le départ c’est l’éclaircie.

18h00, c’est parti !

Tout d’abord sur des routes bien connues.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Cette première étape est facile. La plus cool en terme de relief, juste la traversée de deux agglomérations avec la circulation du samedi soir.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Objectif premier contrôle à Morlaix (km 51) après avoir traversé Landerneau et Landivisiau.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

À Morlaix je n’ai pas l’intention de perdre trop de temps. Malgré tout je profite de l’arrêt pour consommer un grand café. Je ne trouve pas correct de réclamer un « coup de tampon » et de repartir aussi sec sans consommer. Après « on » se plaint de la disparition des petits commerces…
Morlais est un contrôle « touch and go » : on ne traverse pas la ville mais on repars en sens inverse pour cette fois attaquer l’ascension vers Carhaix, contrôle suivant (km 98).
Bon, lorsque je parle d’ascension, ce n’est pas l’Alpe d’Huez non plus, hein !

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

J’ai prévu d’arriver à Carhaix avant la nuit afin de n’avoir à m’équiper pour celle-ci qu’en repartant du contrôle.
Pari gagné.
Cette fois je profite de l’arrêt pour manger. Je suis parti avec six sandwichs au jambon + un sachet de petits saucissons pour apéritif (entre autres. J’ai 1,2 kg de nourriture dans ma sacoche).
Je commande un Coca et avale un sandwich et demi.
Un grand café, un tour aux toilettes et je m’équipe pour la nuit.
Un sous-vêtement chaud et un maillot manches longues en remplacement du maillot manches courtes.
J’enfile également une paire de gants légers (j’en ai des plus chauds au cas où, mais cela ne me semble pas utile pour l’instant du moins).
(Pour le cuissard je suis parti avec un corsaire).
Je m’équipe de ma frontale et c’est parti pour 80 kilomètres jusqu’à Lézardrieux.
Jusqu’à Guingamp j’ai vraiment bien chaud. Tout va bien. Je suis parfaitement dans un timing global de 18 heures, arrêts inclus évidemment, même si le temps n’est pas ma préoccupation.

Sur la fin de l’étape, la proximité du Trieux et la forte humidité de l’air ambiant font que je commence un peu à cailler… mais cela reste supportable et je préfère attendre le contrôle pour enfiler ma veste Gore-Tex.

À Lézardrieux le camping-car est bien là, sur le même parking qu’il y a quatre ans.
Je donne ma carte à valider et enfile aussitôt ma veste Gore-Tex.

Sous l’auvent du camping-car des tables sont dressées avec des boissons chaudes, de la soupe, du quatre-quart, et des bouteilles d’eau pour refaire le plein des bidons.
Je prends du thé chaud histoire de changer du café.

Je me force à absorber un demi-sandwich et quelques petits saucissons (qui passent mieux !).

Et c’est reparti pour 54 kilomètres jusqu’à Quintin.
Contrairement à ce qu’indique la feuille de route il ne faut pas emprunter la D7 qui est interdite aux vélos (c’est devenu une voie-express) mais slalomer autour sur des petites routes. Mais c’est bien indiqué.

Hormis pour les plus lents qui arriveront à Quintin après l’ouverture des boulangeries ce contrôle est le seul qui « pose problème ».
Il est d’ailleurs drôle que certains s’en tiennent encore à la validation par carte postale envoyée à l’organisation : il y a belle lurette que La Poste n’appose plus de tampons personnalisés pour
chaque commune… quant au fameux « cachet de La Poste faisant foi » : que l’on passe à 3 heures du mat’ le dimanche ou à 6 heures le lundi… ce sera de toute façon celui de la levée du lundi !
En entrant dans Quintin je prends une photo de mon vélo devant le panneau de la commune et décide de doubler la preuve par un retrait bancaire.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Les portes de la première agence devant laquelle je me présente refusent de s’ouvrir. Je file vers une suivante. J’y retrouve d’autres cyclos.
Il y a un distributeur extérieur et d’autres à l’intérieur.
Je tombe de sommeil, et j’ai plein de temps devant moi. Je décide de m’octroyer un roupillon style SDF…
Je rentre avec mon vélo dans le sas bancaire, retire 20 euros histoire d’avoir un ticket portant mon nom, la date, l’heure et la commune puis m’allonge par terre !

Autant en entrant dans le sas je trouvais qu’il faisait bon à l’intérieur, autant une fois sur le sol je commence à grelotter ferme !
On dirait une carpe que l’on vient de sortir de l’eau !
J’insiste et fini par m’endormir !

Lorsque je me réveille il fait quasiment jour. Je reprends la route en espérant trouver rapidement un café d’ouvert… sans me faire trop d’illusions…
Première difficulté, trouver la sortie, la bonne (!) de Quintin…
Le vent, sans être très violent, n’en est pas moins contraire.
En chemin je rattrape un groupe de cyclos qui eux n’ont pas dormi…
Il fait suffisamment jour, je retire ma lampe frontale. C’est clair elle tient sans problème une nuit. Elle est donc approuvée pour la TCR !

Comme chaque fois je roule au ralenti en attendant mon premier café du matin…
Ce n’est qu’à Rostrenen (km 270), en m’écartant de la route, que je trouve enfin un bar-PMU ouvert. Vive les jeux d’argent !
Je suis bientôt rejoins par un certain nombre de cyclos bien contents eux aussi de l’aubaine.
Je prends mon temps. Un Coca pour me forcer à faire passer un sandwich, puis un grand café et enfin un Perrier.
Les autres sont repartis. D’autres sont arrivés. Je ne m’affole pas, je sais qu’une fois « réveillé » le rythme va revenir et de toute façon j’aime rouler seul.

Je quitte Rotrenen. Petit à petit je me réveille.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Finalement, dans le ciel des « nuages bleus » semblent vouloir se frayer un chemin…

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Je me remets en maillot manches courtes et repars à bon rythme.
Notre parcours passe par le col de Toullaëron (266 m) !

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Maintenant ça y est, enfin, il fait beau !

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

J’arrive à Châteaulin (km 352).

J’aperçois trois vélos appuyés à la façade d’un bistro. Je m’y arrête également, fait valider ma carte et commande un Coca. Histoire de faire passer un sandwich.
Je refais le plein d’un bidon afin d’être tranquille jusqu’au bout. Il ne me reste qu’une cinquantaine de kilomètres. Des routes bien connues et… bien vallonnées !
Mais tout d’abord le parcours longe l’Aulne jusqu’à Port-Launay.

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

9-10 mai 2015 : BRM 400 de Guipavas (29) ©cyclo-long-cours.fr

Finalement je termine ce brevet avec cinq heures de marge sur le délai (mais en ayant bien profité des arrêts!).

Bilan : 408 kilomètres pour environ 4000 mètres de dénivelé positif cumulé.

Pas de soucis particuliers malgré une selle neuve au départ !

18 Avr2015
 

Samedi 18 avril, je suis parti à Caudan (Morbihan, près de Lorient) pour réaliser un BRM de 300 kilomètres.

Ce brevet me tiendra lieu de 21ème étape de mon Dodécaudax Continu.

18 avril 2015 : 309 km, Dodécaudax 21/21 (BRM 300 Caudan)

2015 est une année avec Paris-Brest-Paris, une épreuve qui exige pour pouvoir s’inscrire de valider quatre BRM : 200, 300, 400 et 600 (kilomètres).
Les « 200 » de mon secteur tombaient les dimanches 22 ou 29 mars derniers, jours des élections départementales. Étant triplement impliqué dans ces élections (en tant qu’électeur, en tant qu’élu local et donc organisateur et tant que suppléant d’un candidat) il était hors de question pour moi de pouvoir participer à ces brevets.
De toute façon, la distance de 200 kilomètres, comment dire… disons qu’en cette saison ça devient un peu court !
Le 300 est plus intéressant, en ce sens que c’est la distance qu’il me faudra accomplir quotidiennement cet été si je veux boucler la TRANSCONTIENENTAL RACE dans les temps.

Ce brevet, annoncé comme faisant 302,5 kilomètres, compte trois contrôles intermédiaires :

  • Malestroit, km 87
  • Guérande, km 169
  • Trédion, km 235

18 avril 2015 : 309 km, Dodécaudax 21/21 (BRM 300 Caudan)

Le départ du brevet étant fixé à 06h00, je mets mon réveil à 02h30… Mes affaires sont prêtes mais j’ai 135 kilomètres à faire pour me rendre au départ…
Remarquez que ma règle est respectée : pas plus de kilomètres en voiture que ce que je vais faire à vélo !

N’empêche que ça fait une nuit bien courte… couché 23h00, levé à 02h30…

Dès le réveil, la première chose qui me frappe : dehors c’est le déluge !
Sur la route ce sera la même chose même si tout le long je me rassure en me disant que le départ n’est qu’à 06h00, c’est dans le Morbihan… et donc que ça va se calmer.

C’est d’autant plus rageant qu’il règne un temps extraordinaire sur la pointe Bretagne depuis un certain temps (on a battu des records. Des températures en avril que l’on ne voit pas toujours en juillet-août…). Et alors que l’on annonce à nouveau du beau temps pour demain et les jours suivants… et bien aujourd’hui il fait moche ! Très moche…

Pourtant la météo annonçait : « pluies éparses le matin et éclaircies l’après-midi »… C’est censé se lever après 11h00…

En tout cas, arrivé à Caudan… il pleut toujours. Gentiment certes, mais c’est toujours de la pluie…

L’accueil est chaleureux et sympathique. Je me suis inscrit par courrier il y a quelques jours et donc les formalités sont rapides.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Un petit déjeuner nous est proposé : café, quatre-quart, chocolat…

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Petit à petit les participants arrivent et la salle se remplit. Nous serons 110 à 120 à prendre le départ.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Après un bref rappel des consignes d’usage, le départ est donné… Sous la pluie, le vent froid et la nuit noire…

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Si un départ à 06h00 implique encore un départ de nuit, il n’y a tout de même pas longtemps à rouler avant que le jour ne se lève.
Je suis parti avec ma nouvelle lampe frontale, sur laquelle je rédigerai prochainement un article…
À 07h15 je n’en ai plus besoin et peux l’éteindre. Je profite « d’un arrêt technique » un quart d’heure plus tard pour l’enlever.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Le ciel est bien chargé. Rien à attendre de ce côté là. Seuls des champs de colza apportent régulièrement une touche de couleur dans tout ce gris…

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Régulièrement la pluie reprend…

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Pour cette sortie, j’inaugure mon nouveau « tableau de bord » tout en alu. Tout juste installé la veille au soir…
Du coup je n’ai pas vraiment eu le temps de préparer mon parcours, me contentant de recopier la feuille de route officielle sur une fiche bristol glissée dans la pochette étanche…
Cela me vaudra quelques kilomètres de rab… Mais aujourd’hui ce n’est pas grave, je suis là pour engranger des kilomètres.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Enfin, nous voilà à Malestroit, km 87 et premier contrôle.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Le premier bistrot que je vois en arrivant est déjà pris d’assaut par un groupe de cyclistes.
Afin que tout le monde vive, je préfère aller voir un peu plus loin dans le centre bourg.
Je rentre dans un bar où il n’y a pas un seul cyclo… en revanche il est plein de motards !
Le patron « a une gueule » comme on dit. Je l’aurais bien vu dans un vieux film de gangsters en noir & blanc (que l’on ne se trompe pas, mes propos sont flatteurs).
En tout cas, il est super sympa mais son tampon ne porte pas le nom de la commune. Pas bon pour valider mon passage.
Je ressors et rentre dans la maison de la presse à côté.
L’accueil est moyennement chaleureux (que l’on ne se trompe pas, mes propos ne sont pas flatteurs !) mais j’obtiens tout de même mon coup de tampon. C’est l’essentiel !
Je reviens dans mon bistrot.
Je commande un Coca et mange un de mes sandwichs.
Derrière moi j’entends un des motards dire : « P. ! J’ai plus froid que sur ma moto ! »
Un de ses potes de lui répondre : « T’as qu’à aller manger dessus ! »

Je ne m’attarde pas plus et reprends la route.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

J’ai l’impression que ma selle à basculé sur l’arrière…
L’impression se confirme, maintenant la selle a totalement basculé, impossible de continuer ainsi !
Je m’arrête avec évidemment l’intention de la remettre en place et de resserrer sa fixation…
Mais voilà que je ne trouve pas mon outil multi-fonctions dans son rangement… il a dû rester sur mon autre vélo!
Comme je viens de passer devant un groupe de maisons, je fais demi-tour (en danseuse) pour voir si quelqu’un n’aurait pas une clé Alène…
C’est à ce moment qu’arrive Jean-Marie sur son vélo couché que j’avais doublé peu de temps avant.
(Nous nous sommes déjà vus sur un certain nombre de brevets, dont Londres-Édimbourg-Londres en 2013)
Il me dit avoir ce qu’il faut.
Nous tentons de resserrer le chariot de selle mais… impossible !
En y regardant de plus près je m’aperçois qu’une rondelle est cassée et surtout que l’écrou a disparu…
Il n’est pas à nos pieds donc j’ai du le perdre en route. Une fois la rondelle cassée, l’écrou a dû se desserrer et prendre le large…
Je décide de ranger toute ma quincaillerie dans ma sacoche et de continuer (en danseuse !) jusqu’au prochain village pour voir si je ne pourrais trouver de quoi me dépanner dans un garage…

C’est le comble : condamné au régime sans sel[le] alors que je me rends à Guérande !
(Guérande est une cité médiévale renommée pour ses marais salants)

Mais le comble n’aura pas lieu !
Miracle !
Alors que je m’apprête à ouvrir ma sacoche, j’aperçois l’écrou perdu… coincé dessus dans une lanière !
Je remonte vite fait la selle malgré l’absence de la rondelle demi-lune cassée, en espérant que la tige de selle (carbone) n’en souffrira pas…
Merci Jean-Marie pour l’outillage et le coup de main.

Il est temps de reprendre la route pour Guérande.

Le canal de Nantes à Brest.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

On franchit la Vilaine.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

C’est sûr qu’avec ce temps là, elle n’est pas très belle, la Vilaine… (oui, je sais, elle est facile !)

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Et enfin, Guérande, deuxième contrôle, kilomètre 169.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Je décide de me trouver un bistrot en centre ville, à l’intérieur des remparts, pour valider mon contrôle.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Le premier bar dans lequel je m’arrête a le fameux « tampon qui va bien » !
J’y fais halte.
Deuxième ravito : un Coca, deux sandwichs et un chocolat chaud.

Je ne m’attarde pas plus que nécessaire et reprends la route, cap au Nord, pour Trédion.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Mon problème de selle à induit des effets secondaires.
D’abord le basculement puis la réparation à la va-vite ont entrainé une position de pédalage non optimale. Je sens que mes genoux chauffent…
Passant devant une pharmacie je m’arrête acheter un tube de Voltarène « au cas où »…

Nous franchissons à nouveau la Vilaine, pas très loin de son estuaire.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Km 235, me voici à Trédion, 3ème et dernier contrôle intermédiaire.

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Le bourg est tout petit.
Je vais droit au bistrot qui fait aussi boulangerie.
La patronne est enjouée et l’accueil particulièrement sympa.
Elle accueille tous les cyclos qui arrivent après moi avec la même bonhomie.

Parmi ceux-ci il y a deux gars en tandem.
Tout en casse-croûtant un cyclo dit à un des tandemistes : « c’est dingue, tu ressembles à Lamouller ! »
« Ça tombe bien » lui répond le gars en question, « c’est moi ! »
(Dominique Lamouller est le président de la Fédération Française de Cyclotourisme – FFCT. Il est venu faire ce brevet avec son frère, en tandem)

Pour ce dernier ravito avant l’arrivée : un Coca, un sandwich et un chocolat chaud.
(Pour ceux qui veulent tout savoir, mes sandwichs sont fait de pain de mie carré, de beurre demi-sel mais pas demi-mesure et de jambon blanc et bio !)

Il est temps de reprendre la route pour le dernier tronçon de 68 kilomètres.
Alors que je repars, un groupe de cyclos arrive. Ils sont de Naizin (Morbihan, près de Pontivy). J’avais fait leur connaissance lors de la Nyctalope en décembre 2013…

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

18 avril 2015 : BRM 300 Caudan ©cyclo-long-cours.fr

Le club de Caudan a bien fait les choses. Les deux derniers kilomètres sont fléchés. Inutile de s’interroger à tous les carrefours pour retrouver notre point de départ.

Alors que j’arrive un gars vient me faire « la causette ». Heureusement que je ne suis pas à la minute près car le chrono continue de tourner tant que je ne me suis pas présenté pour le tampon final !

Olivier (organisateur du brevet est là) ainsi que plusieurs bénévoles. Un casse-croûte nous attend ainsi que des boissons !
En dehors de la météo ( 😀 ), le club de Caudan a vraiment bien fait les choses ! Merci à vous ! 😉

Je termine ce brevet avec cinq heures de marge sur le délai. Sachant que je ne cherche pas à battre des records et que j’ai eu ces problèmes avec ma selle.
N’ayant pas pris le temps de préparer le parcours il m’est arrivé également à quelques reprises de dépasser une bifurcation et de devoir faire demi-tour.
Bilan : 309 kilomètres au lieu de 302,5.
Un dénivelé cumulé de l’ordre de 2900 mètres donc plutôt modéré par rapport aux parcours du Finistère.

Finalement je n’ai pas eu besoin de la crème anti-inflammatoire. Mes genoux n’ont pas souffert des 200 kilomètres de réglage approximatif de la selle.
Au niveau physique ces 300 kilomètres se sont bien passés.

Dommage que la météo n’ait pas été plus souriante.
Le ciel nous a plutôt joué « 50 nuances de gris ». Qui a dit que nous étions maso ?

A vélo, oui ! A la chaîne, Non !

Les 21 circuits réalisés jusqu’ici :

Dodécaudax Continu : 21ème mois

Pour consulter les différents parcours de mon Dodécaudax