03 Juin2016
 

Les épreuves « normales » durant généralement moins de 4 jours (Paris-Brest-Paris c’est moins de 90 heures, un BRM de 1000 km c’est moins de 75 heures) et se tenant sur une zone géographique relativement restreinte, on ne se préoccupe pas des variations d’éclairement au fil de l’épreuve.

Il en va différemment lorsqu’il est question de parcourir des milliers de kilomètres entrainant un important changement en latitude et/ou longitude.

TCR 2015 ©cyclo-long-cours.fr

Voici par exemple pour la TCR en 2015, la durée du jour et de la nuit tout au long du trajet :

Lieu Date Aube Crépuscule Jour Nuit
Bruxelles 25/07/2015 05h16 22h20 17h04 06h56
Avignon 28/07/2015 05h50 21h43 15h53 08h07
Turin 30/07/2015 05h37 21h33 15h56 08h04
Zagreb 03/08/2015 05h06 20h57 15h51 08h09
Vukovar 03/08/2015 04h59 20h46 15h47 08h13
Belgrade 03/08/2015 04h52 20h35 15h43 08h17
Podgorica 05/08/2015 05h05 20h29 15h24 08h36
Thessaloniki 07/08/2015 06h00 21h07 15h07 08h53
Istanbul 09/08/2015 05h36 20h41 15h05 08h55


Comme vous pouvez le voir, cela représente une durée du jour inférieure de deux heures entre l’arrivée et le départ de la TCR !
Et donc deux heures de nuit en plus !

À ne pas perdre de vue lorsqu’on réfléchit à son éclairage…

Le TransAtlantic Way (TAW) a lieu beaucoup plus tôt dans l’année : départ le 17 juin.

Cette épreuve a donc lieu autour du solstice d’été, période durant laquelle les jours sont les plus longs.

Voyons quelle sera la durée du jour au cours de cette épreuve de 2500 kilomètres.

TransAtlanticWay 2016 ©cyclo-long-cours.fr

Lieu Date Aube Crépuscule Jour Nuit
Cork 11/06/2016 04h26 22h41 18h15 05h45
Dublin 17/06/2016 04h03 22h48 18h45 05h15
Derry 18/06/2016 03h51 23h09 19h18 04h42
Galway 23/06/2016 04h16 23h00 18h44 05h16
Limerick 25/06/2016 04h21 22h52 18h31 05h29
Cork 28/06/2016 04h28 22h45 18h17 05h43


Comme vous pouvez le constater nous aurons à faire face à une variation nettement moins importante de la durée du jour.

MAIS surtout : nous auront des nuits beaucoup plus courtes qu’au cours de la TCR (ou des journées beaucoup plus longues si vous préférez !).

En d’autres termes, à moins d’être un stakhanoviste, nous n’aurons pour ainsi dire pas besoin d’éclairage… (sauf cas de force majeure, je n’ai pas l’intention de démarrer avant 05h00 du mat’ ni de terminer après 22h00 !).

02 Juin2016
 

S’attaquer à des longues distances en temps limité à vélo implique que l’on ne perde pas de temps à chercher sa route, que l’on soit en mesure de rouler de nuit, de donner des nouvelles ou de rechercher des informations, de rapporter des souvenirs de ses aventures, etc…

À notre époque de nombreux appareils existent, susceptibles de nous aider… ou de nous poser des problèmes…

Le premier de ces problèmes n’est autre que celui de leur alimentation électrique…

Et le problème ne sera pas le même pour un BRM de « quelques » heures (ben oui, même 1000 km c’est moins de 75 heures soit « à peine » trois jours…) ou une épreuve de plusieurs semaines…

Dans le premier cas, une solution « tout sur piles » (de préférence rechargeables) est parfaitement appropriée… dans le second… ça se discute !

L’an dernier pour la TCR j’avais opté pour la solution suivante :

Les raisons de ce choix : sécurité et simplicité.
Un phare sur la dynamo et un sur batterie. Pas « d’usine électrique » tentant de « tout » alimenter par la dynamo.
Une batterie « Power Bank » de 12.000 mAh capable d’alimenter le GPS et de recharger plusieurs fois smartphone, etc…

Batterie Li-Po Power Bank 12000 mAh

Batterie Li-Po 12.000 mAh

À cela je rajoutais un chargeur USB capable d’alimenter jusqu’à 6 appareils simultanément et de les recharger à vitesse « grand V » à l’hôtel (l’appareil s’adapte à la demande de chaque appareil connecté de façon à en accélérer la charge).

Chargeur USB 6 sorties

Chargeur USB intelligent 6 sorties

Ces choix ayant donné parfaite satisfaction durant la TCR, je les reconduis pour le TAW… avec une nuance que j’expliquerai plus tard.

Ensemble des appareils que je dois alimenter ou recharger :

  • GPS : GARMIN GPSmap 60 CSx
    GPSMap 60 CSX (300 x 232)
    Ce GPS n’est plus très jeune (il n’est plus commercialisé depuis un moment) mais il fonctionne parfaitement.
    C’est un modèle pour « randonneurs » qui présente une grande autonomie ainsi que la possibilité d’être alimenté de multiples façons : piles (2 AA/R6 pour 18 heures de fonctionnement non-stop), prise USB ou prise 12 V.
    Pour ce type d’épreuves très longues (TCR, TAW, …) je l’alimente grâce à la prise USB et la batterie Power Bank présentée plus haut.

  • Road-Book électronique : AMAZON KINDLE « hacké »
    Road-Book sur Amazon Kindle

    Amazon Kindle transformé en road-book électronique


    Le GPS c’est bien mais cela ne remplace pas un bon « road-book » détaillé, surtout sur des parcours aventureux.
    Après avoir utilisé durant des années une succession de road-books permettant de dérouler une longue feuille de papier je suis passé pour la TCR à une version électronique.
    À la base : une liseuse Amazon Kindle.
    Normalement le Kindle est fait pour lire des ouvrages achetés sur Amazon. L’autonomie (Wifi coupé) atteint 3 semaines…
    J’ai tout d’abord commencé par trouver le moyen de transformer un road-book tapé dans mon traitement de texte préféré (LibreOffice Writer) en un livre installé sur le Kindle.
    Le test a été réalisé sur plusieurs de mes Dodécaudax, BRM et TriRhéna.
    Bilan : extra ! Plus de limitation en taille, possibilité de modifier facilement le texte, plus de bricolage (imprimer, découper et scotcher les feuilles pour en faire des rouleaux…).
    Seul inconvénient trouvé alors : le Kindle passait automatiquement en veille au bout d’un certain temps sans « tourner les pages ». Ce délai n’est jamais un problème lorsqu’il s’agit d’un « vrai » livre. Même pour quelqu’un qui lirait vraiment lentement.
    Mais une page de road-book cela peut représenter pas mal de kilomètres et donc un temps suffisant pour que le Kindle repasse en écran de veille.
    « Rallumer » le Kindle (glissé dans une pochette transparente Ortlieb) tout en roulant n’étant pas simple (bouton difficile d’accès), j’ai trouvé le moyen (non prévu par Amazon) de supprimer le passage en veille (il faut rentrer dans la programmation de la bête).
    Ainsi le système est idéal… même si du coup l’autonomie du Kindle tombe à 5 jours.
    Cette autonomie est tout de même énorme par rapport à un smartphone qui serait allumé en permanence.
    Et surtout l’encre électronique du Kindle est parfaitement lisible en plein soleil, ce qui n’est pas le cas d’un smartphone…
    Le kindle se recharge très rapidement.

  • Smartphone : SAMSUNG Note 2
    Samsung
    J’avais choisi ce smartphone pour la taille de son écran : nettement plus facile pour mettre à jour cyclo-long-cours que l’iPhone que j’avais auparavant.
    Il possède également un stylet pour une reconnaissance de l’écriture manuscrite.
    Ce smartphone possède une excellente autonomie (contrairement aux modèles d’Apple).
    En cas de besoin, la batterie Power Bank permet de le « regonfler ».

  • Phare aditionnel : SuperNova Airstream 2
    Phare SuperNova
    Comme je le disais plus haut, mon phare principal est le phare SON EDELUX alimenté directement par mon moyeu-dynamo SON.
    Par sécurité (panne du phare principal ou de la dynamo, descente dangereuse en montagne…) je me suis équipé de ce phare SuperNova Airstream 2.
    Il fonctionne grâce à une batterie Li-Po intégrée, rechargeable par USB.

  • Lampe frontale : PETZL TIKKA RXP
    Lampe frontale PETZL TIKKA RXP ©cyclo-long-cours.fr
    Cette frontale est très peu encombrante. Elle tient facilement une nuit (je l’utilise à faible puissance pour consulter mon tableau de bord et éclairer les panneaux).
    Elle se recharge en USB.

  • Dictaphone : SONY ICD-UX512
    Dictaphone Sony ICD-UX512 ©cyclo-long-cours.fr
    Très utile pour « prendre des notes » en roulant (ou pas) qui me serviront (beaucoup) plus tard pour rédiger (si si !) mes compte-rendus… 😉
    Il est alimenté par une « pile » rechargeable AAA/R3.
    Son autonomie est excellente.
    Ce dictaphone peut servir de clé USB pour stocker des fichiers.
    Le connecter le recharge.

  • Appareil photo : OLYMPUS TG-1
    Olympus TG-1  ©cyclo-long-cours.fr
    Étanche et anti-chocs (je l’ai déjà fait tomber deux fois en roulant et c’est tout juste si cela se voit).
    Il se met en route rapidement, et la position initiale du zoom (équivalent 24 mm F2.0 = grand angulaire lumineux) convient bien à une prise de vue au jugé en roulant.
    Cet appareil est équipé d’une puce GPS. Lors d’une prise de vue la position géographique de celle-ci est enregistrée dans les méta-données de la photo. Très pratique pour les comptes rendus.
    (Actuellement Olympus en est au TG-4 qui offre 16 Mpix au lieu de 12 Mpix et surtout la possibilité d’enregistrer des fichiers « RAW » = infos capteur brutes).
    Son autonomie est très satisfaisante et il se recharge en USB.

Mes deux phares, le GPS et le Kindle sont rassemblés sur un tableau de bord :

Tableau de bord cyclo-long-cours

Tableau de bord cyclo-long-cours

La batterie Power Bank et le chargeur USB (ainsi que les câbles) sont stockés dans ma sacoche de cadre Apidura.
Le GPS est relié à cette batterie. En secours les 2 piles AA/R6 qu’il contient permettrait de continuer encore durant 18 heures. Le temps de trouver une prise électrique… ou des piles neuves !

La Power Bank pouvant alimenter simultanément deux appareils, je peux recharger un appareil en roulant.

À l’hôtel je n’ai qu’un câble à sortir pour recharger toute mon usine à gaz électrique !

APIDURA cyclo-long-cours.fr

APIDURA – cyclo-long-cours.fr

16 Mai2015
 

Depuis mes premiers BRM en 2007, j’utilise comme lampe frontale une PETZL Myobelt XP.

Lampe frontale PETZL Myobelt XP ©cyclo-long-cours.fr

À l’époque je l’avais choisie pour cette particularité : si la lampe est bien sur la tête (normal pour une frontale!), le boîtier de piles est situé au bout d’un long fil. L’essentiel du poids est donc dans une poche arrière du maillot et non pas sur la tête.

Ainsi, le poids total de la lampe (avec 3 piles R6) est de 225 grammes, mais seuls 82 grammes environs sont sur la tête. Le reste est dans une poche du maillot.
Au bout d’une nuit entière, compte-tenu de la position sur un vélo de course, limiter le poids sur la tête (ne pas oublier qu’il y a déjà le casque) c’est rendre service à ses cervicales et surtout aux muscles extenseurs de la tête et du cou…

La lampe possède trois puissances possibles d’éclairage plus un bouton « flash ». Un clapet rabattable permet également de choisir entre faisceau large ou étroit.
L’alimentation est fournie par trois piles « AA » (ou R6). Personnellement je n’utilise que des modèles rechargeables.

Lampe frontale PETZL Myobelt XP ©cyclo-long-cours.fr Lampe frontale PETZL Myobelt XP ©cyclo-long-cours.fr Lampe frontale PETZL Myobelt XP ©cyclo-long-cours.fr


De brevets divers en Diagonales cette lampe m’a toujours accompagné et j’en suis très satisfait.

Alors, pourquoi en changer ?

Si je devais partir pour une longue expédition à pied loin de la civilisation c’est clairement cette lampe que j’emporterais.
Faible poids sur la tête, possibilité d’utiliser des piles ordinaires que l’on trouve partout, grande puissance et très grande autonomie.

Alors, pourquoi en changer ???

Parce que :

  • si je peux recharger le jour, je n’ai pas besoin d’une autonomie supérieure à une nuit;
  • le boîtier dans le dos c’est bien, mais le fil est un truc satanique. Vous aurez beau faire attention lors du rangement de la lampe, vous récupérerez un tas de nœuds, le fil s’étant entortillé sur lui même et avec les sangles élastiques du serre-tête…
  • être alimenté par 3 piles (rechargeables) n’est pas très judicieux : les chargeurs de batteries R6 chargeant généralement 2 ou 4 « piles » à la fois… (À la maison j’ai un chargeur sophistiqué qui recharge précisément chaque batterie individuellement. Mais ce n’est pas un modèle à trimbaler sur un vélo…)

Je me suis donc mis en quête d’une nouvelle lampe frontale répondant au cahier des charges suivant :

  • légère !
  • monobloc;
  • rechargeable par USB;
  • autonomie minimale d’une nuit.

C’est ainsi que mon choix s’est porté sur la PETZL TIKKA RXP.

Lampe frontale PETZL TIKKA RXP ©cyclo-long-cours.fr

La lampe, monobloc, contient un accu Li-ion (1800 mAh) rechargeable par câble USB (le même que mon smartphone Samsung).
L’accu est remplaçable et il existe même (en option) un boîtier de même taille permettant d’utiliser des piles « AAA » (R3).

Lampe frontale PETZL TIKKA RXP ©cyclo-long-cours.fr

La lampe possède trois puissances : « Autonomie maximale », « Standard », « Puissance maximale » et trois types d’éclairage : « Réactif », « Constant », « Rouge ».
En mode « Réactif » la lampe adapte sa puissance à l’éclairage ambiant.

Elle pèse (vérifié) 112 grammes. Donc 30 grammes de plus sur la tête mais poids total divisé par deux par rapport à la « Myobelt XP » (225 grammes).

À noter, qu’il est possible à l’aide d’un logiciel gratuit à télécharger sur le site de PETZL, de programmer les différents niveaux de puissance de sa lampe…

Lampe frontale PETZL TIKKA RXP ©cyclo-long-cours.fr

L’autonomie, selon le constructeur, est donnée pour :

  • 10 heures en mode « Autonomie maximale »;
  • 5 heures en mode « Standard »;
  • 2h30′ en mode « Puissance maximale ».

J’ai testé cette lampe tout d’abord brièvement lors du BRM 300 de Caudan puis une nuit entière lors du BRM 400 de Guipavas.

Impeccable !
C’est cette lampe qui m’accompagnera sur la TCR !

15 Déc2013
 

Samedi 14 décembre nous avons rendez-vous à 20h00 à Landrévarzec (une douzaine de kilomètres au nord de Quimper) en vue de prendre le départ (à 21h00) de La Nyctalope.

Nous ?
27 cyclos (dont 2 « féminines ») volontaires pour parcourir près de 190 kilomètres de nuit à la mi-décembre sur les petites soutes « casse-pattes » du bout de la Bretagne.

Nyctalope 2013

Après 45 minutes de route j’arrive pile à l’heure à Landrévarzec.
Quelques têtes me sont déjà bien connues.

Je retrouve Gilbert, diagonaliste de Cléguérec, Hervé de Lannion (qui était également cet été sur LEL)

Gilbert, Hervé & Roland - Nyctalope 2013

Il y a également Lionel Houé (qui m’avait contacté pour me signaler l’existence de la Nyctalope) et Philippe Le Tyrant organisateur de cette rando. Ainsi que Maurice Jaffrennou de Brest avec le vélo couché qu’il s’est lui-même fabriqué. Nous nous étions rencontrés en novembre dernier lors de la réunion annuelle des diagonalistes.

Après un petit briefing, il est temps de lever le camp, il est déjà 21h15…

Départ de la Nyctalope 2013

Cette randonnée est un peu particulière. Il ne s’agit pas d’un BRM. Il manque en effet une douzaine de kilomètres pour atteindre le minimum de 200. Mais, qui sait ? Peut-être cela changera-t-il ? J’en ai fait la suggestion aux organisateurs. Est-ce que cela attirerait plus de monde ? Pas sûr. Nombreux sont les cyclos qui sont entrés en hibernation en cette saison !

Et puis, sur la Nyctalope on roule en peloton. Et il y a une assistance (voitures et motos d’accompagnement) et cinq ravitaillements sont prévus sur le parcours…

Nyctalope 2013

(cette année il n’y a pas de ravitaillement à Carhaix. Peut-être que les « Bonnets Rouges » ont tout dévoré…)

Pour notre départ il fait encore sec et doux. Le vent souffle fort mais pour l’instant il nous aide.

En passant, une photo montrant bien l’éclairage prodigué par mon phare B&M Edelux alimenté par un moyeu-dynamo SON :

Moyeu-dynamo SON + Phare B&M Edelux ©cyclo-long-cours.fr

C’est donc parfaitement secs que nous arrivons à Saint-Goazec, notre premier ravitaillement après… 30 kilomètres !

Nyctalope 2013 - Saint-Goazec

Au menu : boissons chaudes (café ou… vin chaud !) et quatre-quart à volonté !

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Saint-Goazec

Mais il est temps de reprendre la route ! Nous remercions les bénévoles de Saint-Goazec et repartons pour notre plus longue étape : 53 kilomètres !

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Saint-Goazec

L’objectif sur cette randonnée est de rester groupé. De petits arrêts sont parfois nécessaires pour permettre au groupe de se reformer.

Nyctalope 2013

Peu avant Carhaix la pluie commence à tomber. D’abord quelques gouttes puis ce sera une alternance de crachin et de pluie plus ou moins soutenue…

Nous traversons la ville (km 53) sous les illuminations de fin d’année.

Nyctalope 2013 - Carhaix

Pas de ravitaillement ici pour cette édition, nous continuons donc vers Callac (km 83) où nous sommes accueillis par le Club cyclotouriste de l’Amicale Laïque.
Une bonne soupe chaude nous attend ! Quelle bonne idée !
Il y a bien sûr également des crêpes, du café, du vin chaud et même pour ceux qui en auraient besoin une bonne goutte… « d’antigel »… 😉

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Callac

La soupe, du café et une crêpe suffiront à mon bonheur !

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Callac

Puis, nouveau départ. Nous changeons de direction et mettons cap au sud pour Rostrenen (km 113). Le vent que nous avions dans le dos jusqu’ici nous prend maintenant par le côté. Gare aux écarts lors des rafales !

En chemin, un cri : « crevaison ! »
Nous nous arrêtons le temps de la réparation. Restons groupés !

Nyctalope 2013

À Rostrenen nous sommes accueillis par le Cyclo-club du Blavet. Ils ont bien du mérite car il est 4h00 du matin lorsque nous y arrivons…

Après Rostrenen nous obliquons à nouveau et maintenant nous prenons le vent de face…
Pour ce qui est de la pluie et bien disons que… une fois trempé, on s’en fout !

06h00 du matin, nous voici à Gourin (km 143), accueillis par le Club cycliste des Chasseurs !

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Gourin

Pas de gibier pour autant, le ravito se compose de boissons chaudes et de gâteau.

Les illuminations de Gourin :

Nyctalope 2013 ©cyclo-long-cours.fr

Un saut de puce, 21 kilomètres, et nous arrivons à Coray (km 164) dernière halte avant l’arrivée.
L’accueil est assuré par l’Amicale Laïque qui nous a préparé une bonne soupe à l’oignon !

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Coray

Nyctalope 2013 - Ravitaillement à Coray

Une dernière petite étape de 26 kilomètres et la boucle est bouclée !

Nyctalope 2013

Après 188,5 kilomètre et 2580 mètres de dénivelé cumulé (1369 m / 100 km), même si nous sommes tous trempés, personne ne regrette d’être venu.
27 partants. 27 à l’arrivée. Tous groupés !

Nyctalope 2013

Comme il se doit à la fin de toute aventure une banquet nous attendait. Car, même si la météo a été plutôt… tonique, le ciel ne nous est pas tombé sur la tête !
Une bonne terrine, des huîtres, un vin blanc… bulgare ! (apporté par des plombiers polonais ?) le tout dans une ambiance bon enfant.
Juste un détail… on avait oublié de bâillonner le barde Jean-Pierre Le Camix dont la voix de crécelle aura émaillée chacune de nos haltes !!!

Nyctalope 2013 - Banquet final

Comme je vous l’avais indiqué, la Nyctalope a également un but caritatif : aider l’école de Rakaye au Burkina Faso.

Nous avons donc eu chacun droit à un diplôme rédigé par un enfant de cette école.

Diplome Nyctalope 2013 ©cyclo-long-cours.fr

Ainsi qu’à un stylo Bic customisé aux couleurs du Burkina Faso :

Stylo Burkina Faso - Nyctalope 2013 ©cyclo-long-cours.fr

Conclusion : La Nyctalope est une belle aventure proposée à une époque où beaucoup restent calfeutrés dans leurs tanières en attendant les beaux jours pour remonter sur leur vélo.
Les conditions de sa réalisation (en peloton avec motos et voitures d’accompagnement) permettent à ceux qui auraient peur de rouler de nuit de vivre une expérience inédite.
En corollaire, pour ceux qui ont l’habitude de rouler seuls, l’expérience personnelle de cheminer en solitaire sur des petites routes à la seule lueur de son phare et de sa lampe frontale à l’écoute de la nature et de ses sensations propres est évidemment absente.
De même, malgré la distance parcourue sur des routes bien cassantes et face à de belles rafales de vent, la richesse des ravitaillements fait que l’on doit plutôt prendre du poids que s’affûter !

Bref : une belle randonnée à conseiller sans modération !

Un grand merci aux organisateurs ainsi qu’à tous les bénévoles qui nous ont accueillis si gentiment tout au long de la nuit.

Rouler de nuit, c’est chouette !

06 Déc2013
 

En 1985 on ne parlait pas encore de VTT.
L’engin n’avait pas encore pris la place qu’il occupe de nos jour sur le marché du cycle et l’appellation américaine « Mountain bike » prévalait.
Remarquons d’ailleurs qu’à l’origine il n’est pas question de « tout terrain » mais, mot à mot, de « vélo de montagne ».

Possédant à cette époque un vélo de course Peugeot, je me souviens être allé voir un marchand de cycles de cette marque.
La brave dame venue me renseigner, n’ayant visiblement jamais fait d’anglais, se mit à me parler de « montin bique ». En clair, elle prononçait ça comme si c’était du français !
Je ne vous cache pas qu’il me fallut un instant de réflexion pour comprendre de quoi elle me parlait…

Je recherchais en fait un vélo costaud, apte à rouler chargé sur des routes en mauvais état voire des pistes.
Mon objectif, après un tour de France réalisé cet été là, était de rejoindre Cap Nord, le point le plus septentrional de l’Europe, 1200 kilomètres au nord du cercle polaire arctique. En partant de la presqu’île de Crozon (Finistère).

Ne trouvant pas mon bonheur dans l’offre commerciale de l’époque je décidais de m’en faire construire un sur mesure (je mesure plus d’1,90 m).
Comme base d’inspiration j’avais des photos d’un projet de Mercier, jamais commercialisé, d’un vélo « spécial tour du monde ».

Le cadre, en acier, a été conçu pour des gros pneus, des porte-bagages avant et arrière, un support de dynamo, une garde au sol surélevée… et solide !
Le guidon, près de 70 centimètres de large, ressemblait plus à celui d’une moto qu’à celui d’un vélo !

En 1985, je ne passais pas inaperçu avec cet engin. À Göteborg, en Suède, il y avait même un gars qui voulait absolument savoir où je l’avais fait faire pour se faire faire le même…

Raid vélo de Crozon (Finistère) au Cap Nord (Laponie), 1986
Raid vélo Crozon - Cap Nord 1986 ©cyclo-long-cours.fr Carte de mon raid vélo Crozon - Cap Nord 1986 ©cyclo-long-cours.fr
Vélo cadre acier sur mesure, 24 vitesses, autonomie complète, 7 pays, 5500 kilomètres en 39 étapes


28 ans plus tard, toujours en possession de ce vélo à peine modifié, je l’utilisais toujours pour des balades hivernales et/ou hors des sentiers battus.

Comme ici à Ouessant :

Avant carénage, Ouessant août 2013

ou ici, à marée basse à Brignogan-Plage :

Trace GPS : Brignogan-Plage à marée basse Brignogan-Plage à marée basse


Pour les épreuves de longues distances j’utilise le vélo en titane (SEVEN – USA) que j’ai fait faire en 2008 :

Mon vélo en version light

Équipé en Shimano Dura-Ace tripe (30-39-52 x 12-27) ce vélo répond à merveille à la plupart des situations (sur route s’entend).
Cela dit, le plus petit développement (30 x 27), s’il permet de s’attaquer sans problème à la montagne, finit par paraitre encore trop long lorsqu’il s’agit d’enchainer des cols à raison de plus de 300 kilomètres par jour, plusieurs jours durant…
Monter « en danseuse » ça va un moment, mais lorsque la fatigue s’installe je préfère rester sur ma selle et mouliner « en attendant que ça passe »…

Plutôt que de modifier ce vélo dont je suis très satisfait, j’ai pensé monter un deuxième vélo adapté à des usages très particuliers.
Pour se faire j’ai récupéré le cadre sur mesure de mon bon vieux « mountain bike ».

Il n’est plus question de transporter quantité de bagages mais d’avoir un engin adapté à la montagne, quel que soit le temps et totalement autonome évidemment.

Puisqu’il était nécessaire de repeindre le cadre, autant en profiter pour le modifier.

Les freins d’origine étaient de type « cantilever », totalement inefficaces sous forte pluie, comme tous les freins sur jante.
J’ai donc décidé de monter des freins hydrauliques à disques ce qui impliquait de souder des supports adaptés sur le cadre.

J’ai donc été trouver Daniel Salmon, ancien coureur professionnel et artisan cadreur installé en Bretagne, à Plouha dans les Côtes d’Armor.

Après démontage, sablage et passage au marbre, cadre et fourche ont été équipés des supports et renforts pour freinage à disque.
Les anciens supports de freins cantilever et de dynamo latérale ont été retirés puis le tout a été repeint.

Atelier Atelier Atelier

Peinture du cadre

J’ai choisi d’équiper ce vélo avec le groupe Shimano XT (groupe pour VTT) en version triple : 26-36-48 x 11-36.

Shimano Déore XT triple 26-36-48

Les freins à disques :

Frein à disque Shimano XT Frein à disque Shimano XT


Le choix d’un groupe pour VTT impliquait des commandes adaptées et donc l’impossibilité d’utiliser un cintre type « course ».
Souhaitant un guidon moins large que le précédent (69 cm !) et offrant la possibilité de changer de position j’ai trouvé chez Gilles Berthoud ce modèle :

Cintre Gilles Berthoud Tour

Voilà ce qu’il donne une fois monté :

Cintre Gilles Berthoud Tour et commandes Shimano XT

La potence est un modèle réglable de chez ITM :

Potence réglable ITM

Pour la selle je reste fidèle à Brooks. J’ai monté celle qui était sur mon course Peugeot de Paris-Brest-Paris 2007 (vélo que j’ai scié pour en faire… non ! ce sera pour une autre fois !). Il s’agit du modèle Brooks Professional (sur mon titane j’ai une Brooks Swallow)

Selle Brooks Professional Selle Brooks Professional


Pour les jantes j’ai choisi des jantes de cyclocross, Mavic XC 717 Disc pouvant accepter des pneus de 1″ (=25 mm) à 2,1″ :

Jante Mavic XC 717 Disc

Concernant les pneus justement, pour l’instant j’ai remonté les Schwalbe Marathon Plus Tour en 2″ de large… Ces pneus sont increvables mais ils pèsent plus d’un kilo pièce !
Je les laisse pour l’hiver breton et les routes gadouilleuses. Ensuite je pense monter des Schwalbe Durano en 28 mm.

J’ai préféré conserver les garde-boue. L’autocollant des Diagonales de France s’accorde bien aux couleurs du vélo.

Garde-boue et autocollant de l'AdF

Afin d’être autonome, pour le moyeu avant j’ai choisi une dynamo SON 28 Disc :

Moyeu dynamo SON 28 Disc

Sur mon vélo titane j’ai un moyeu dynamo SON Edelux. Le modèle « SON 28  » est un peu plus lourd que le modèle « Edelux » mais il donne sa puissance max à une vitesse inférieure, ce qui me parait important pour ce vélo.

Pour l’éclairage je reste fidèle au modèle Schmidt Edelux :

Phare Schmidt Edelux

Et, enfin (!), la photo d’ensemble :

Mountain Bike

Ce vélo n’est pas un vélo tout terrain mais il a été conçu pour grimper (plus petit développement : 26 x 36 !). C’est donc bien un Mountain Bike.
La traduction littérale, « Vélo de Montagne », pourrait être utilisée (mais PAS l’acronyme VDM !)

Comme j’ai choisi un look jaune et noir et que j’ai l’intention d’aller butiner les cols je préfère l’appeler Mountain Bee (abeille des montagnes) !

25 Juil2013
 

London ©cyclo-long-cours.frLe départ pour Londres approche !

Demain matin 09h00 départ pour Loughton (banlieue de Londres) !
Au passage, à Villedieu-les-Poêles (Normandie), je récupère PascalB et son vélo puisque nous allons faire route ensemble.

Nous prenons le ferry à Dieppe (départ 19h00) pour une arrivée à Newhaven à 22h30 (heure locale). La traversée dure 04h30 mais les Britanniques vivent une heure en avance par rapport à nous.

Le vélo est prêt.
En plus de mon phare alimenté par alternateur de moyeu j’ai installé une lampe Cat-Eye sur la fourche (côté gauche cette fois !).
Ce système a déjà fait ses preuves de nuit dans le brouillard. En éclairant beaucoup plus bas, avec un faisceau large, cette lampe me permet d’éclairer le bas-côté et de pouvoir continuer à avancer même par très mauvaises conditions météo. Le phare principal (et encore plus la lampe frontale) ayant tendance dans ce cas à former un mur blanc devant moi.

Vélo paré pour Londres-Edimbourg-Londres ©cyclo-long-cours.fr

Il y a quelques années je m’étais fabriqué un road-book déroulant. Ce qui ne devait être qu’un prototype s’étant montré satisfaisant dès le début, le provisoire a duré…
Mais je pars cette fois avec la version 2.0 !
Toujours le même principe, avec quelques améliorations évidemment.
Le boitier sert en plus de support de phare principal, support de GPS et maintenant également support de caméra embarquée…

Vélo paré pour Londres-Edimbourg-Londres ©cyclo-long-cours.fr

Vue de l’autre côté, mon tableau de bord :

Vélo paré pour Londres-Edimbourg-Londres ©cyclo-long-cours.fr

Vous noterez que le rétroviseur à changé de côté !
Il va falloir s’habituer à voir les voitures nous doubler par la droite…

Ma copine Froggie est du voyage !

Vélo paré pour Londres-Edimbourg-Londres ©cyclo-long-cours.fr

Les sacoches sont prêtes mais pas encore montées.

Vélo paré pour Londres-Edimbourg-Londres ©cyclo-long-cours.fr