Un titre en clin d’œil à mon article du 10 février sur l’entraînement hivernal.
Une fois les brevets qualificatifs en vue du Paris-Brest-Paris passés (le dernier en date étant celui de 600 kilomètres du 28-29 mai) il convient de rester en forme.
Or une fois la qualification obtenue il est facile de se relâcher…
Pour entretenir la forme, faire le plein de globules rouge (sans EPO !) et ne pas se lasser (ou se blesser) en accumulant trop de kilomètres sur son vélo, quoi de mieux qu’un séjour en montagne ?
C’est ainsi que je viens de passer 17 jours à plus de 1200 mètres d’altitude dans les Hautes-Alpes. Plus précisément à Saint-Léger-les-Mélèzes, dans le Champsaur, au-dessus de Gap.
Au-menu : surtout des randonnées en montagne mais aussi quelques sorties vélo favorisant les circuits avec dénivelé (toujours le principe « peu » de kilomètres, mais des kilomètres efficaces !).
Quelques cols : Moissière, Manse (emprunté par le Tour de France le 19 juillet)… et jusqu’au col de Cabre pour rencontrer des diagonalistes.
Rien de très difficile mais des profils et des paysages qui changent de ceux de la Bretagne.
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Et le compte rendu ne serait pas complet si j’oubliais d’évoquer la chambre d’hôtes idyllique dans laquelle nous avons séjournés.
Ah la piscine, les repas délicieux, la bonne ambiance et… l’excellente Chimay Bleue après une journée de plein air…
Pour leur entrainement beaucoup ne jurent que par l’accumulation des kilomètres. Surtout dans les mois précédant un Paris-Brest-Paris.
Pour ma part je considère que la qualité prime sur la quantité. Je vise donc des parcours présentant un minimum de dénivelé.
Peu de temps devant moi ? Me voilà parti pour un petit circuit de 30 kilomètres.
Ce parcours consiste à faire le tour de l’Elorn entre Landerneau et le pont Albert Louppe qui relie Plougastel Daoulas au Relecq-Kerhuon.
Les six premiers kilomètres entre La Forest-Landerneau et Landerneau constituent un échauffement.
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Je ne pénètre pas vraiment dans Landerneau, franchissant tout de suite l’Elorn sur le pont levant situé en aval de la ville.
Les choses ne vont pas tarder à devenir sérieuses.
Tout d’abord deux belles bosses à franchir.
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Attention, après cette descente, 5 kilomètres de côte nous attendent.
La montée qui va suivre est surnommée dans la région le petit Ventoux !
Comme quoi il n’y a pas que les marseillais qui exagèrent ! Même s’il est vrai qu’il va falloir s’élever de 150 mètres (sur 5 kilomètres, soit 3000 m / 100 Km).
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Une fois arrivé au niveau du Radar de Bretagne le sommet est atteint. Ne reste plus qu’à rejoindre tranquillement Plougastel Daoulas et à redescendre jusqu’au pont Albert Louppe.
Plus qu’un rond-point à contourner…
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Et me voilà sur le pont Albert Louppe :
Ce pont porte le nom d’un sénateur et président du Conseil Général du Finistère qui en a obtenu la construction. Ce pont a été inauguré en 1930. Auparavant la traversée se faisait par bac.
Devenu un véritable goulet d’étranglement pour la circulation, le pont Albert Louppe a été doublé d’un nouveau pont, le pont de l’Iroise, inauguré en 1994.
L’ancien pont a été conservé pour son intérêt architectural et historique, en effet, au moment de sa construction ses arches détenaient le record mondial de portée des ponts en arc de béton.
Depuis la mise en circulation du pont de l’Iroise, le pont Albert Louppe est réservé aux piétons, deux roues et véhicules lents.
Le pont Albert Louppe est connu des cyclistes au long cours pour être le point d’arrivée sur Brest pour les participants au Paris-Brest-Paris.
En regardant vers l’est, l’Elorn :
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En regardant vers l’ouest, la rade de Brest :
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On aperçoit sur la photo la pointe des Espagnols (Cf. mon tour de la presqu’île de Crozon)
Une fois au Relecq-Kerhuon et redescendu au niveau de l’Elorn, on peut observer les deux ponts qui se superposent visuellement :
- pont de l’Iroise : pont à haubans;
- pont Albert Louppe : pont sur arches de béton.
Bilan de cette sortie : une fois la boucle refermée j’aurais parcouru 30 kilomètres pour 396 mètres de dénivelé positif soit 1320 m / 100 Km.
Encore une belle journée sèche et ensoleillée. Le fond de l’air est frais, le vent souffle de l’est, l’atmosphère n’est malheureusement pas parfaitement transparente, mais tant pis, allons-y pour une étape… de montagne !
Encore une journée de beau temps bien frais !
La brume peine à se lever mais finalement le soleil, froid, finit par percer.
Il y a longtemps que j’ai envie d’aller refaire le tour de la presqu’île de Crozon. Allons y !
Midi trente, 8°, je pars du Faou.
Aujourd’hui le ciel est tout bleu !
Normal, le vent souffle de l’est. Et il souffle fort !
Certes il ne pleut pas, mais la température ressentie est vraiment glaciale.
Je me concocte un circuit presque « carré » de 77 kilomètres.
Au départ de La Forest-Landerneau : Landerneau, Sizun, Le Faou, Daoulas, le pont Albert Louppe, Le Relecq-Kerhuon, La Forest.
De janvier à mars je continue mon entrainement « in door » mais progressivement j’intercale des séances sur route.
Ainsi, après ma première sortie de 61 kilomètres du 3 février, je prévois ce jour un circuit de 131 kilomètres.
Le parcours : La Forest-Landerneau, Morlaix, Huelgoat, Le Roc Trévézel, Landerneau, La Forest.
Au moment du départ (12h40′) le temps est correct. Des nuages bleus traversent le ciel, les 11°c sont largement rafraichis par un fort vent de nord-nord-ouest glacial.
Ayant choisi cet horaire de départ je roule tranquillement en l’absence de circulation.
Le trajet suit la vallée de l’Elorn jusqu’à Landivisiau et continue jusqu’à Morlaix. Je connais bien cette route, c’est celle que j’ai empruntée au départ de ma diagonale Brest-Strasbourg en septembre dernier.








































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