mar 282011
 

Dimanche prochain, 3 avril, j’ai prévu de participer au BRM de 200 kilomètres de Trévé (Côtes-d’Armor – 22). Le départ est fixé à 07h00 or depuis le passage à l’heure d’été hier, à 07h00 il fait nuit noire dans le grand ouest. Quant au Brevet de 300 kilomètres de Plémet (22) le 17 avril, il démarre à 04h00… et pour la Flèche Vélocio le 22 avril il faudra rouler toute la nuit…

L’occasion de parler éclairage.

Entre tous les brevets auxquels j’ai participé depuis 2007 et mes 5 Diagonales réalisées à chaque fois en septembre-octobre, j’ai une bonne expérience du vélo la nuit et je dois dire que j’aime ça.
En effet la nuit la circulation est nettement réduite et l’ambiance est extraordinaire.
Encore faut-il être bien équipé.

Être vu :

La loi l’impose mais la sécurité et le bon sens l’exigent.

  • Un gilet réfléchissant : un vrai modèle pour cycliste qui ferme convenablement et non pas le modèle pour automobiliste en panne qui se transforme en parachute en roulant.
  • Des bandeaux réfléchissants aux chevilles : le mouvement de pédalage et leur luminosité attire l’œil.
  • Des pneus de marque « Schwalbe » dont les flancs sont réfléchissants. En effet un vélo, même doté d’un éclairage, est sinon totalement invisible par le travers.
  • Un éclairage rouge à l’arrière. Par sécurité j’en ai deux, clignotants lorsque je roule seul, fixes pour rouler en groupe (pour ne pas gêner ceux qui me suivent).
  • Mes différentes sacoches (marques « Ortlieb » et « Carradice ») comportent également des dispositifs réfléchissants.

Voir :

Une fois déguisé en « sapin de Noël » ambulant il convient d’éclairer convenablement la chaussée et les panneaux de signalisation.

Depuis 2007 j’utilise deux phares de marque « CatEye » fonctionnant sur piles (j’utilise des accus NiMh de 2750 mAh).
Un HL-EL300 doté de 5 leds et un HL-EL530 équipé d’une led de forte puissance.
Je les ai baptisés « anti-brouillard » (EL300) et « longue-portée » (EL530) car le premier éclaire plutôt en largeur et le deuxième en distance avec un faisceau étroit.
Les deux fonctionnent avec 4 piles/batteries de type R6 (AA).

CatEye HL-EN300 (en gris) et EN530 (noire)

J’allume le EL300 dès que le besoin d’être vu se fait sentir (tombée de la nuit) et l’éteint lorsqu’il fait suffisamment jour.
Il tient (les batteries tiennent) une nuit.

J’allume le EL500 lorsqu’il fait vraiment sombre et que j’ai besoin de voir plus loin qu’avec le seul El300.

Pour résumer : aube et crépuscule, El300 seul. Pleine nuit EL300 + EL530.

CatEye HL-EN300 et EN530 en place sur le vélo

Ainsi les batteries tiennent une nuit. Par sécurité j’ai un double afin d’avoir deux nuits d’autonomie sans avoir besoin de recharger.
Pour mes Diagonales j’emmène un chargeur rapide que j’utilise la nuit à l’hôtel.

Ma façon de surnommer ces deux lampes (« anti-brouillard » / « longue-portée ») n’est pas qu’une plaisanterie.
Lors de ma Diagonale Brest-Menton, en repartant de St-Amand-Monrond à 05h00 (29 septembre 2009) il y avait un tel brouillard qu’il m’était impossible d’utiliser la EL500. Son faisceau étroit et puissant me faisant un mur blanc devant moi. La EL-300 au faisceau plus faible et plus large (5 leds) m’a permis de rouler en éclairant le bas côté.

En conditions normales l’usage des deux simultanément permet un plus grand confort visuel en éclairant à la fois loin et large.

Le problème de l’autonomie :
L’équipement ci-dessus m’a parfaitement satisfait jusqu’ici et je compte l’utiliser dimanche prochain pour mon BRM 200 (certes juste pour une heure, le temps que le jour se lève).

L’inconvénient est le problème de l’autonomie lors d’épreuves de plusieurs jours comprenant plusieurs nuits entières sur le vélo, ou tout au moins loin d’une prise de courant pour recharger les batteries.
Dans ce cas il me faudrait soit m’équiper d’autant de fois 8 piles qu’il y a aura de nuits de prévues (c’est lourd !) soit envisager autre chose.

Ayant un projet de Diagonale très montagnarde il me faut également disposer d’un éclairage puissant pour éclairer loin devant moi lors de descentes nocturnes de col…

J’ai donc décidé de m’équiper d’une roue avant avec moyeu-dynamo.
Que ceux qui n’ont d’autre expérience de l’éclairage d’un vélo que celui fourni par une dynamo « bouteille » frottant sur le flanc du pneu arrière avec grand bruit, forte résistance et palote lumière jaune à l’avant révisent leurs connaissances !
La marque allemande Schmidt fabrique une dynamo intégrée dans le moyeu de la roue avant dont la résistance est donnée pour être négligeable. Associée avec un phare à led puissante de la même marque on obtient un éclairage équivalent à celui d’un phare de voiture.

Moyeu-dynamo Schmidt Edelux :

Dynamo et phare Schmidt SON Edelux Dynamo Schmidt Edelux
Dynamo Schmidt Edelux Dynamo Schmidt Edelux

Deux moyens d’obtenir du jus !
Dynamo Schmidt Edelux

Phare Schmidt Edelux :

Phare Schmidt Edelux Phare Schmidt Edelux
Phare Schmidt Edelux Phare Schmidt Edelux

Phares CatEye EL300, El530 et SON Edelux

La dynamo va être montée prochainement avec une jante DT-Swiss.
Je compte utiliser également l’électricité produite pour alimenter le GPS et recharger l’i-Phone.
L’objectif étant d’être totalement autonome en énergie.

A vélo, oui ! A la chaîne, Non !

À l’arrière j’utilise la lampe CATEYE TL LD 1000.
Elle fonctionne avec 2 piles R6 (AA) et possède deux rands de 5 leds.
Chaque rang peut être allumé et réglé séparément (exemple : un seul rang allumé, ou un rang fixe et un rang clignotant, ou les deux fixes, les deux clignotants…)

Cet éclairage arrière est très puissant, mis en clignotant il est particulièrement visible.
Chaque rang de 5 leds comprend en fait 3 leds orientées vers l’arrière et une de chaque côté pour la visibilité latérale.

En pratique j’ai deux lampes de ce types.

J’ai souvent constaté lors de brevets que les cyclos négligeaient leur visibilité vue de l’arrière (lumière trop faible, accrochée n’importe comment sur un sac à dos, masquée par leur veste…) or pourtant notre vie en dépend…
Un automobiliste ne s’attend pas à trouver un cycliste sur la route à 4 heures du matin…

Elle est donnée pour une autonomie de 50 heures je crois.
Je n’ai pas vérifié avec un chrono, mais avec une bonne paire de piles alcalines on a assez d’autonomie pour un Paris-Brest-Paris (lampe utilisée en mode « fixe » pour ne pas gêner les autres participants).
Lorsque je roule seul je les utilise en mode clignotant : visibilité et autonomie bien supérieures.

mar 252011
 

Pour leur entrainement beaucoup ne jurent que par l’accumulation des kilomètres. Surtout dans les mois précédant un Paris-Brest-Paris.
Pour ma part je considère que la qualité prime sur la quantité. Je vise donc des parcours présentant un minimum de dénivelé.
Peu de temps devant moi ? Me voilà parti pour un petit circuit de 30 kilomètres.

30 Km autour de l'Elorn

Ce parcours consiste à faire le tour de l’Elorn entre Landerneau et le pont Albert Louppe qui relie Plougastel Daoulas au Relecq-Kerhuon.

Les six premiers kilomètres entre La Forest-Landerneau et Landerneau constituent un échauffement.

RD233

Je ne pénètre pas vraiment dans Landerneau, franchissant tout de suite l’Elorn sur le pont levant situé en aval de la ville.

Les choses ne vont pas tarder à devenir sérieuses.
Tout d’abord deux belles bosses à franchir.

Landerneau D29 Au fond : la rade de Brest

Attention, après cette descente, 5 kilomètres de côte nous attendent.

La montée qui va suivre est surnommée dans la région le petit Ventoux !
Comme quoi il n’y a pas que les marseillais qui exagèrent ! Même s’il est vrai qu’il va falloir s’élever de 150 mètres (sur 5 kilomètres, soit 3000 m / 100 Km).

D29 D29 D29
D29 D29 D29
D29 D29 D29

Une fois arrivé au niveau du Radar de Bretagne le sommet est atteint. Ne reste plus qu’à rejoindre tranquillement Plougastel Daoulas et à redescendre jusqu’au pont Albert Louppe.

Plougastel

Plus qu’un rond-point à contourner…

Arrivée au Pont Albert Louppe Arrivée au Pont Albert Louppe Arrivée au Pont Albert Louppe

Et me voilà sur le pont Albert Louppe :

Le pont Albert Louppe

Ce pont porte le nom d’un sénateur et président du Conseil Général du Finistère qui en a obtenu la construction. Ce pont a été inauguré en 1930. Auparavant la traversée se faisait par bac.
Devenu un véritable goulet d’étranglement pour la circulation, le pont Albert Louppe a été doublé d’un nouveau pont, le pont de l’Iroise, inauguré en 1994.
L’ancien pont a été conservé pour son intérêt architectural et historique, en effet, au moment de sa construction ses arches détenaient le record mondial de portée des ponts en arc de béton.
Depuis la mise en circulation du pont de l’Iroise, le pont Albert Louppe est réservé aux piétons, deux roues et véhicules lents.

Le pont de l'Iroise vu du pont Albert Louppe

Le pont Albert Louppe est connu des cyclistes au long cours pour être le point d’arrivée sur Brest pour les participants au Paris-Brest-Paris.

En regardant vers l’est, l’Elorn :

L'Elorn et le pont de l'Iroise L'Elorn et le pont de l'Iroise

En regardant vers l’ouest, la rade de Brest :

La rade de Brest La rade de Brest

On aperçoit sur la photo la pointe des Espagnols (Cf. mon tour de la presqu’île de Crozon)

La rade de Brest

Une fois au Relecq-Kerhuon et redescendu au niveau de l’Elorn, on peut observer les deux ponts qui se superposent visuellement :

Le pont de l'Iroise et le pont Albert Louppe vus du Relecq-Kerhuon

  • pont de l’Iroise : pont à haubans;
  • pont Albert Louppe : pont sur arches de béton.

Le pont de l'Iroise et le pont Albert Louppe vus du Relecq-Kerhuon

Bilan de cette sortie : une fois la boucle refermée j’aurais parcouru 30 kilomètres pour 396 mètres de dénivelé positif soit 1320 m / 100 Km.

mar 132011
 

Ce site est consacré à la pratique du vélo sur longues distances.
Je veille à ne pas tout mélanger.
Cependant nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était alors que des millions de gens vivent une succession de catastrophes incommensurables.

Une pensée pour le Japon endeuillé

Alors que chez nous les les premiers brevets qualificatifs en vue du Paris-Brest-Paris commencent à se succéder, ceux du Japon ont du être annulés.
Car au Japon aussi on prépare le Paris-Brest-Paris.
Ils étaient 112 inscrits en 2007, et 66 (dont 4 femmes) à avoir réussi avec des temps allant de 62h38′ à 90h00.