BRM 600 Montebourg - Tour de Manche
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BRM 600 Montebourg 2026 : le compte-rendu !

Le 1er décembre 2024, dans un article sur mon programme de Préparation de long terme à Paris-Brest-Paris j’affichais la courbe de progression que je comptais suivre pour passer de « zéro » à Paris-Brest-Paris 2027…

Dans cet article j’écrivais :

Je vise ensuite les 600 kilomètres pour juin 2026.
Pourquoi ? Tout simplement pour pouvoir valider un brevet pré-qualificatif « long » un an avant PBP pour m’assurer une place lors des inscriptions en 2027.

C’est donc dans cet objectif que je m’étais inscrit au BRM 600 « Tour de Manche » du Cyclo Club de Montebourg. Organisé par l’ami de longue date : Stéphane Gibon.
À l’époque c’était comme signer le compromis d’achat d’un château financé par le ticket de loto du jour sans connaître les résultats du tirage…

Bref, si la reprise a été un peu moins rapide qu’espérée, le 19 avril dernier je validais le BRM 200 de Guipavas. Sans souci et largement dans les temps malgré trois pauses conséquentes.

Oui, mais : passer de 200 à 600 kilomètres en moins de trois semaines… ça peut faire peur !
D’autant que les brevets de Stéphane sont réputés pour leur organisation et l’accueil des participants… mais aussi pour leurs difficultés…
Tout cela je le savais en m’inscrivant, je dirais même que je m’y suis inscrit pour ça…

C’est comme ça que jeudi dernier, la veille du Jour-J, je prenais la direction de la Normandie au volant de mon fourgon, mon fidèle Titane sagement harnaché à l’arrière.
400 kilomètres de voiture pour une épreuve de 600 km de vélo… ça reste raisonnable !

Arrivé à Montebourg, le lieu de départ est bien indiqué, je constate qu’un champ a été fauché exprès pour les véhicules des participants (plusieurs épreuves sont organisées durant ce week-end à rallonge en dehors du BRM. Des épreuves de gravel.
Dans la salle d’accueil, fidèle au poste… l’ami Stéphane !
Ma présence dûment enregistrée je file en centre (Monte)bourg trouver de quoi prendre un repas chaud en cette veille de départ…
Ce soir ce sera… burger au poulet !

Si je tiens à prendre un repas chaud, je ne tiens pas non plus à m’attarder, je souhaite pouvoir me reposer le plus possible avant le départ prévu pour le lendemain matin 8 mai, à 06h00.

De retour dans le « champ du départ » j’assiste à un sympathique coucher de soleil sur Montebourg…

Mon vélo est prêt et chargé. Demain matin je n’aurai plus qu’à le sortir du fourgon.
Il s’agit d’un simple utilitaire mais j’y ai mis un bon matelas gonflable de 70×200 cm. Avec un bon duvet j’y suis très bien installé.
Le réveil est mis pour 04h30. Cela va faire une nuit courte…
J’ai bien réfléchi mais je préfère avoir le temps de m’équiper et de prendre un bon petit-déjeuner avant le départ plutôt que de tenter de grappiller des minutes de sommeil…

Dans la nuit j’aurai l’occasion d’entendre, malgré mes bouchons d’oreilles, la pluie sur le toit du fourgon et effectivement au réveil… il pleut !
Du coup je m’équipe d’emblée en conséquence : couvre casque en gore-tex, veste gore-tex, gants néoprène et sur-chaussettes en gore-tex. Le smartphone a une pochette étanche et mon appareil photo est amphibie

À l’accueil, café et brioche nous attendent !

Café & brioche avant départ !
Café & brioche avant départ !

8 mai 2026, 06h00 : le départ est donné !

Je vous remets la carte interactive du parcours !

Ne pas hésiter à mettre la carte en plein écran (double flèche en haut à droite), à dé/zoomer avec la roulette de la souris (ou les boutons +/- à gauche de la carte).
Pour revenir à la carte initiale : touche « F5 » de votre clavier.



En gros, un grand rectangle de 600 kilomètres qui fait le tour du Cotentin dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Huit contrôles intermédiaires jalonnent le parcours.

Pour rappel : un BRM (Brevet des Randonneurs Mondiaux) de 600 kilomètres doit être bouclé en moins de 40 heures pour être validé. Partant le 8 mai à 6h00 il faut donc être rentré au plus tard le 9 mai à 22h00…
Pour ma part je vise le « découpage » suivant : 350 kilomètres le premier jour (donc passer le Mont Saint-Michel) et 250 kilomètres le deuxième jour…

Je porte la plaque de cadre n°143.
(en fait nous ne sommes que cent sur le BRM, mais tous les participants aux différentes épreuves du week-end sont regroupés dans un même fichier et les numéros attribués en fonction de l’ordre alphabétique et indépendamment des épreuves elles-mêmes).

BRM 600 Tour de Manche - Plaque de cadre
BRM 600 Tour de Manche – Plaque de cadre

La première « étape » nous mène au phare de Gatteville, au nord-est du Cotentin.
Un tronçon de 35 kilomètres via Saint-Vaast-la-Hougue, Barfleur et… sous la flotte !

Église Saint-Nicolas, Barfleur
Église Saint-Nicolas, Barfleur

Le premier contrôle, le phare de Gatteville est rapidement atteint.
Pédaler vite permet de se réchauffer !

On dit « le phare de Gatteville » mais en fait il y en a deux !
Un petit et un grand.

Phares de Gatteville
Phares de Gatteville

Contrôle 1 : le phare de Gatteville

BRM 600 Montebourg, phare de Gatteville, contrôle 1
BRM 600 Montebourg, phare de Gatteville, contrôle 1

Cap à l’ouest vers de deuxième contrôle !
Une étape de 72 kilomètres le long de la côte nord du Cotentin pour rejoindre le Nez de Jobourg.
Via Cherbourg.
Le ciel est encore très couvert mais on pourrait espérer une amélioration. Déjà la pluie a cessé… Reste l’aspersion des pneus…

Omonville-la-Rogue
Omonville-la-Rogue

Pour ceux qui se poseraient la question, la plupart de mes photos sont prises en roulant…

Selfie !
Selfie !

Lorsque nous atteignons le deuxième contrôle il fait grand beau temps !

Contrôle 2 : le Nez de Jobourg

BRM 600 Montebourg, Nez de Jobourg, contrôle 2
BRM 600 Montebourg, Nez de Jobourg, contrôle 2

Cet arrêt est mis à profit pour retirer tous les équipements de pluie. On commençait à cuire à l’étouffée sous nos gore-tex !
Après avoir essoré mes chaussettes je les fixe sur mes bagages espérant que le vent et le soleil arriveront à les sécher…
J’ai des chaussettes de rechange mais les mettre serait les condamner à être immédiatement trempées par les chaussures. Je fais donc le pari que celles-ci sécheront plus facilement avec le vent et le soleil si je repars pieds nus dedans…

J’utilise également cet arrêt pour prendre mon premier repas : une banane et un bretzel.
J’ai fait le choix de réaliser ce brevet en totale autonomie. J’ai de quoi bivouaquer (je peux donc m’arrêter dormir « n’importe où ») et ce que j’appelle six repas : trois bananes (énormes !), trois bretzels, trois moricettes farcies chacune de trois tranches de jambon blanc. Mon Titane est donc un cheval de Trois !
Plus du lait concentré sucré en tube (facile à téter en roulant !) et des noix de cajou salées (je perds beaucoup de sel).
Pour qui ne connaîtrait pas, bretzels et moricettes sont des spécialités alsaciennes… que mon boulanger de Landerneau (Finistère) propose et dont je suis fan !

Cap au sud vers le troisième contrôle !
L’étape la plus longue du parcours. Plus de 120 kilomètres pour rejoindre Gouville.

Certes dorénavant il fait beau… parce que le vent a nettoyé le ciel. Évidemment il n’est pas portant…

Question paysages cette partie ouest du Cotentin sera la plus belle du fait de la présence de la mer tout du long !

Plage de Siouville
Plage de Siouville

Comme vous pouvez le voir, nous n’empruntons pas que des routes…

En traversant Diélette je vois un couple attablé sur sa terrasse en train de déguster fruits de mer et vin blanc…
Je pile net et leur demande s’ils pourraient refaire le plein de mes bidons (d’eau, pas de vin blanc !).
La dame est sympa, me conduit à la cuisine et me laisse me servir, retournant à son festin.
Gageons que cette eau prélevée à quelques centaines de mètres de la centrale de Flamanville m’apporte force et énergie !

Diélette
Diélette

Un peu plus loin nous traversons le château de Flamanville… certes bien plus esthétique que la centrale nucléaire !
Mais lorsque je dis « nous traversons le château » c’est bien le cas !
Pas évident à piger tout de suite mais en fait il faut pénétrer dans l’enceinte même du château pour en ressortir par derrière…

Château de Flamanville
Château de Flamanville

À Barneville-Carteret, nous attend une belle #Gibonnerie… (« Détour par une route avec une pente à deux chiffres et/ou un revêtement infâme pour jouir d’un point de vue. »)
Au lieu d’aller tout droit sur 50 mètres nous filons grimper une 😱😱😱 de côte dans le simple but de jouir d’une belle vue !

« #Gibonnerie de Barneville-Carteret »
« #Gibonnerie de Barneville-Carteret »
Route de la corniche, Barneville-Carteret
Route de la corniche, Barneville-Carteret

Je profite de traverser Carteret pour m’attabler à la terrasse d’un bistrot zone piétonne et y prendre mon deuxième repas : une moricette farcie de trois tranches de jambon blanc. Et un Coca acheté sur place.

Encore quelques dizaines de kilomètres et me voilà à Gouville !

Contrôle 3 : les cabines de plage de Gouville-sur-Mer

BRM 600 Montebourg, cabines de plage de Gouville-sur-Mer, contrôle 3
BRM 600 Montebourg, cabines de plage de Gouville-sur-Mer, contrôle 3

J’en suis à 230 kilomètres depuis ce matin. Le brevet du 19 avril est donc dépassé mais il me reste encore 120 kilomètres à faire pour atteindre mon objectif du jour…
Et je n’ai qu’à peine franchi le tiers du chemin à parcourir d’ici demain soir…

Toujours cap sud. Direction le quatrième contrôle !
Une étape courte, de seulement 50 kilomètres.

Contrôle 4 : Granville, la pointe du Roc

BRM 600 Montebourg, Granville, la pointe du Roc, contrôle 4
BRM 600 Montebourg, Granville, la pointe du Roc, contrôle 4

Le contrôle validé je repars vers le centre ville avec l’objectif de trouver un bistrot où m’acheter un Coca et prendre mon troisième repas.
Nous sommes deux à nous arrêter au même moment dans un troquet branché où nous détonnons un peu parmi la clientèle… Mais l’ambiance est bon enfant et l’accueil très sympa.
Je profite de cette halte (j’essaye toujours de maximiser les arrêts) pour utiliser les toilettes, me débarbouiller, et m’équiper plus chaudement pour la nuit qui arrive…
La température a déjà bien baissé.
Je passe mon maillot manches longues à la place de celui manches courtes et remets mes chaussettes qui ont séché (ainsi que les chaussures).
Je mets également mon gilet jaune et allume mon feu arrière. Il ne fait pas encore nuit mais on n’est jamais assez prudent et cela m’évitera de m’arrêter pour l’allumer…
Le feu avant peut encore attendre et lui est facile à allumer en roulant…
Même si je ne l’allume pas encore, j’ai mis ma lampe frontale.

Et c’est reparti pour 66 kilomètres destination le Mont Saint-Michel !

Premier gros souci technique !

Lorsque la luminosité va vraiment baisser j’allume mon phare avant (qui fonctionne sur dynamo de moyeu)…
Ou plutôt, je mets l’interrupteur sur « On » mais… il ne se passe rien !
Le phare, utilisé le matin même au départ de Montebourg, refuse catégoriquement de s’allumer !
Heureusement j’avais installé en secours mon phare « Supernova Airstream » sur le guidon. Il fonctionne sur batterie interne. Il éclaire très bien mais… son autonomie est forcément limitée…
Je continue donc avec ce phare et ma lampe frontale…

Contrôle 5 : Le Mont Saint-Michel

Ce n’est pas la première fois que je vais au Mont Saint-Michel, y compris à vélo…
En revanche c’est la première fois que je m’y rends depuis qu’ils ont réalisé des aménagements pharaoniques, à vélo et en pleine nuit… en éclairage de secours et par des chemins pleins de pièges !
Il me faudra éviter de multiples barrières, chicanes, un mouton immobile au milieu du chemin, des lapins qui courent dans tous les sens et… ah, non, pas de raton laveur !

Finalement nous y voilà. À trois en même temps.

BRM 600 Montebourg, Mont Saint-Michel, contrôle 5
BRM 600 Montebourg, Mont Saint-Michel, contrôle 5

J’en suis à 345 kilomètres.
Lorsque j’avais préparé le brevet j’avais visé de passer le Mont et de bivouaquer peu après…
En quittant le contrôle nous devons rejoindre Pontorson par une voie verte qui longe le Couesnon.
J’avais repéré sur GogolMap 😜 des aménagements entre cette voie verte et le fieffé Couesnon : terrains plats enherbés, tables de pique-nique, poubelles, toilettes et même un endroit précis avec une petite haie faisant paravent… Un endroit qui me semblait idéal pour bivouaquer quelques heures et qui constituait mon but rêvé du jour…

Mais dans un premier temps, la difficulté, c’est de trouver comment s’échapper des aménagements touristiques du Mont Saint-Michel !
Rappelons qu’il fait nuit noire et qu’à cette heure-ci il n’y a personne…
Le GPS se contente de m’annoncer que je sors du parcours programmé…
Après avoir pas mal tournicoté je finis par reprendre la direction qui certes ne plaisait pas à Garmin, mais qui semblait la plus probable à MON GPS (Gros Pif Sensible) !
Miracle, en passant à nouveau devant un des hôtels j’aperçois un employé passant l’aspirateur ! (Il y en a bien qui font du vélo en pleine nuit, pourquoi d’autres ne pourraient-ils pas passer l’aspirateur ? 😉 )
Le gars est super sympa et me confirme que la route que je comptais prendre mène bien à Pontorson !
Chouette !
Une fois lancé dans cette direction le GPS (Garmin cette fois !) qui a enfin compris ce que je voulais, me calcule comment rejoindre la voie verte un peu plus loin…
Peu de temps après, oh joie, oh bonheur, dans la lumière de mon phare de secours et de ma lampe frontale je reconnais le havre de repos que je visais !
Re-chouette !

Repérage d’un emplacement de bivouac réalisé au préalable
Repérage d’un emplacement de bivouac possible, réalisé au préalable sur GogolMap

Même mieux que ça : derrière la haie que je visais se cachent deux tables de pique-nique (une seule m’aurait suffi mais je ne vais par râler !) qui vont m’être bien utiles pour y appuyer mon vélo et étaler mes affaires le temps de procéder au montage du bivouac.
Kilométrage du jour : 353. Pas mal non ?
Il est une heure du matin. Je suis plus tard qu’espéré mais le parcours n’est vraiment, vraiment pas roulant. D’autant plus que je suis un peu chargé.

J’installe mon bivi juste derrière la haie, entre celle-ci et les tables. je ne dois être qu’à cinq mètres de la voie verte mais totalement invisible…
Dans un sac étanche je mets la batterie du GPS, le smartphone et la lampe frontale en charge sur ma PowerBank.
Et hop, au « lit » pour quelques heures !
J’inaugure un nouveau matelas pneumatique et un nouveau duvet par rapport à ceux que j’utilisais précédemment (j’écrirai un article sur ce matériel prochainement… d’autant que d’autres aventures se profilent…)

je calcule vite fait que je peux m’autoriser de dormir jusqu’à 6 heures du matin au max…
La question : vais-je récupérer suffisamment d’énergie pour les 250 kilomètres qu’il me reste ?… (continuez à lire et vous le saurez ! 😉)

Cinq heures du mat’ le bivi s’éveille…

Désolé, je n’ai pas photographié mon installation avant de démonter mon bivi… Mais voilà mon lieu de bivouac alors que je range mes affaires :

Démontage du bivouac
Démontage du bivouac

Je mets à profit le démontage du campement pour un « petit-déjeuner » banane-Bretzel !

Cap à l’est vers Mortain, 6ème contrôle.
Une étape de 66 kilomètres.

Nouveau GROS souci technique !
Alors que j’approche de Saint-James, tricotant des pattes arrières d’autant plus que j’ai en ligne de mire un congénère devant moi…
Alors donc, ne voilà-t-il pas que mon GPS (le Garmin !) s’arrête, redémarre, s’arrête, redémarre et ainsi de suite. Non-stop. Sans que j’y puisse rien. Boutons et tactile demeurent inopérants…

Dans un premier temps je ne m’affole pas, double celui qui me précède puis une fois au centre de Saint-James m’arrête pour tenter un re-set du Garmin
Cela semble fonctionner, je repars au moment où celui que j’avais doublé me rejoint ce qui me permet de vérifier que je suis toujours sur la bonne trace…
Puis, rebelote, le GPS plante, redémarre, replante, etc…
Je quitte Saint-James par une belle côte mais rapidement je me dis que ce n’est pas raisonnable de continuer sans guidage et que sur un parcours où l’on change sans arrêt de direction et de route, je ne dois pas être sur la bonne justement…
Je vérifie sur mon smartphone où j’ai également le parcours d’enregistré et effectivement j’ai raté la toute petite route qu’il fallait emprunter en sortant de Saint-James…
Je reviens sur mes pas et prend la bonne route…
Sauf que, je ne peux continuer comme ça, en vérifiant tous les 500m si je suis sur le bon chemin…
Ce brevet est irréalisable sans guidage (il n’y a pas de feuille de route. Il faudrait un cahier pour la contenir…)
Alors que je réfléchis à ma situation, deux gars, également sur le BRM arrivent !
Je leur explique ma situation et prends leurs roues…
Les gars sont costaux et leurs vélos peu chargés (il y a beaucoup de régionaux qui avaient la possibilité de dormir dans de la famille ou des connaissances).
Tout en leur filant le train je parviens à arrêter totalement le Garmin. Et le laisse arrêté.
Au bout d’un certain temps je le rallume affiche la trace du parcours SANS utiliser le guidage (le système fort pratique au demeurant qui me prévient 200m avant chaque bifurcation).
Cela semble fonctionner…
Voyant que cela tient je finis par lever le pied et laisser filer mes deux « guides » avant d’être totalement cramé…
Paradoxalement c’est dans les côtes que je les rattrapais et ensuite qu’ils me larguaient…

Finalement, après un peu de stress et de perte de temps, j’arrive à Mortain.

Une dizaine de bornes avant Mortain j’ai franchi les 400 kilomètres.
L’occasion d’un petit moment d’autosatisfaction !

  • moins de trois semaines après le BRM 200 de Guipavas j’ai à nouveau bouclé les 200 km dans les temps d’un BRM 200;
  • j’ai bouclé les 300 premiers kilomètres dans les temps d’un BRM 300;
  • j’ai bouclé les 400 premiers kilomètres dans les temps d’un BRM 400.

Hors, je ne serais pas parti aussi chargé sur un BRM 300 ou 400 (pas besoin de bivouac ni d’autant de nourriture. Je n’aurais pas non plus dormi sur ces brevets.
Donc, même si pour une raison ou une autre je ne pouvais boucler ce 600 dans les temps, je suis content de ce résultat.
Mais pour l’instant tout va bien, je suis gonflé à bloc, et ne pense qu’à ma prochaine pause ravito que je prévois dans le premier bistrot ouvert de Mortain !

Contrôle 6 : Mortain

Mortain, à vélo, ça se mérite !!!
Pour y arriver une looooongue et raaaaaide grimpette !!! 🥵🥵🥵

Peu après l’entrée je vois un bar ouvert.
Je ne cherche pas plus loin et m’y arrête pour manger ma troisième et dernière moricette (et ses trois tranches de jambon blanc) accompagnée d’un Coca.
Je m’octroie également un double expresso.

En fait, le contrôle ce n’est pas tant Mortain que la Grande Cascade de Mortain, un peu plus loin.

BRM 600 Montebourg, La Grande Cascade de Mortain, contrôle 6
BRM 600 Montebourg, La Grande Cascade de Mortain, contrôle 6

En route pour le 7ème contrôle ! Étape de 66 kilomètres
Avant de vraiment mettre le cap au nord nous commençons par un large demi-cercle pour passer par Saint-Martin-de-Chaulieu… point le plus haut du département (367m).
De là, cap sur Villedieu-les-poêles.

Villedieu-les-poêles
Villedieu-les-poêles

Jusqu’ici le beau temps perdure… au prix d’un vent défavorable de plus en plus sensible…

Enfin, une douzaine de kilomètres après Villedieu nous atteignons l’abbaye d’Hambye.

Contrôle 7 : Abbaye d’Ambye

BRM 600 Montebourg, Abbaye d’Hambye, contrôle 7
BRM 600 Montebourg, Abbaye d’Hambye, contrôle 7

Du haut de ce « monument historique », 481 kilomètres de vélo vous contemplent ! 🤣

Abbaye d’Hambye
Abbaye d’Hambye, 481 kilomètres

Je ne m’attarde pas et me remets en selle pour rejoindre le dernier contrôle !

Cap au nord ver Utah-Beach, 8ème et dernier contrôle.
Une étape de 102 kilomètres.
Nous sommes toujours à l’intérieur des terres.
Nous empruntons des petites routes mais également des chemins de halage…
Par exemple ici, le long de la Vire :

Chemin de halage le long de la Vire
Chemin de halage le long de la Vire

Je profite du seul banc disposé le long de ce chemin de halage pour une pause banane-bretzel.

Kilomètre 560, Carentan :

Carentan, le « drakkar » Dreknor
Carentan, le « drakkar » Dreknor

Tout savoir sur le Dreknor.

Le parcours nous fait faire un petit tour en ville… avant de faire route vers le dernier contrôle.
Nous traversons des marais. Le relief est inexistant et le vent s’époumone pour tenter de nous empêcher de rejoindre la mer…

Contrôle 8 : Utah-Beach !

Enfin !
Le dernier contôle. À 24 kilomètres de l’arrivée !
Quelques photos et je repars à l’assaut de ce dernier tronçon !

BRM 600 Montebourg, Utah-Beach, contrôle 8
BRM 600 Montebourg, Utah-Beach, contrôle 8
BRM 600 Montebourg, Utah-Beach, contrôle 8
BRM 600 Montebourg, Utah-Beach, contrôle 8

Cette dernière partie je la boucle en un temps reccord (sachant que j’ai 600 kilomètres dans les pattes), attiré comme par un aimant par la perspective d’un bon casse-croûte, d’une bonne douche, de la chambre 5✰✰✰✰✰ que constitue mon fourgon…
Même mon p’Titane sent que l’écurie est proche !

Même Garmin s’y met, qui commence à m’égrainer la distance restante : « plus que 5 km avant la fin du parcours, plus que 4,9 km… ».

Et voilà c’est fini !
609 kilomètres.
BRM bouclé dans les temps !

Super accueil de Stéphane !
Il prend en main mon vélo et va le ranger, m’apporte la bouteille de cidre qui est remise à tous les arrivants et me montre les tables bien pourvues pour le casse-croûte d’arrivée ! 😋

Plus tard, en discutant avec d’autres participants, j’apprendrai que je ne suis pas le seul à avoir eu des soucis de GPS.
Cela a été le cas des propriétaires des derniers modèles de Garmin : Edge 1040 et Edge 1050 (le mien)…
Mais comme les autres étaient dans un groupe ils ont pu continuer avec les copains équipés de modèles plus anciens qui n’ont pas eu de soucis…
Pour ma part je suis content d’avoir pu contourner le problème pour continuer malgré tout.

BRM 600 Montebourg, carnet de route et médaille
BRM 600 Montebourg, carnet de route et médaille

Finallement mon pari est réussi, moins de trois semaines après mon BRM 200 de Guipavas, je valide le 600 de Montebourg !

Mon avis sur ce brevet…

  • Le parcours est magnifique (enfin surtout pour les deux tiers près de la mer. Le reste c’est beau aussi mais moins spectaculaire) ;
  • Attention cependant, si le dénivelé cumulé ne parrait pas énorme (5500m pour 600 km, soit 900m/100km) ce parcours est TRÈS PEU roulant. Ce n’est pas du tout un BRM « conventionnel ». Il y a des parties non goudronnées (voies vertes, chemins de halage…), des détours ou raccourcis par des ruelles très étroites… et de multiples possibilités de rater des changements de direction fort nombreux…
  • Si le dénivelé cumulé ne paraît pas énorme, n’imaginez pas profiter des descentes pour prendre de l’élan avant la montée suivante : il y a de très fortes probabilités pour qu’il faille mettre pied à terre avant de repartir car il faudra traverser une route sur laquelle on n’a aucune visibilité préalable… et à moins d’être suicidaire…
  • Le parcours « bouffe » une énergie conséquente en relances permanentes du fait de ces « stop & go » ;
  • D’ailleurs, si je regarde le temps de parcours donné par le compteur (qui ne prend en compte que les moments où je roule) et le temps total mis, moins les « vrais » arrêts (ravito, dodo…), une part notable du temps est prise par des arrêts « invisibles » ;
  • Je suis bien conscient que le choix qui a été le mien d’être totalement autonome a accentué le problème. Il est plus difficile/coûteux en énergie de relancer la machine lorsqu’on est « chargé » (l’ensemble de matériel de bivouac pèse 2,9 kg) ;
  • Tout cela je le savais avant le départ. Je ne cherchais pas à valider à tout prix un 600, je cherchais à me mesurer à une épreuve exigeante. MAIS justement, si vous n’en n’avez jamais fait et cherchez absolument un BRM 600 à valider, réfléchissez bien avant de choisir celui-ci…
  • Mais encore une fois : parcours et organisation sont remarquables !

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2 commentaires

  1. Merci Roland, au plaisir de t’accueillir (il faut bien rendre la monnaie de la pièce).
    C’est effectivement des BRM pas faciles au club. Pas pour le D+ mais effectivement pour les relances et le mauvais revêtement des routes. Les 200 et 400km sont plats mais ca ne fait que de tourner. L’idée étant de « visiter » en pédalant.
    La traversée 2026 est étonnamment roulante.
    Bonne reprise,
    Stéphane

  2. Et ben voila un chouette résumé, en effet pas facile, mais avec la motivation on arrive à tout.
    Bizarre tes soucis du GPS, je partais toujours avec 2 pour être tranquille.
    Il me semble que tu as perdu du poids, tu compenses en portant la nourriture 🙂
    Bravo pour ce 600, tu as vraiment gagné une bataille
    Michel

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