Entraînement complémentaire
Même si j’adore le vélo, j’ai toujours eu des activités physiques complémentaires : natation, randonnées en montagne, etc…
J’aime l’Aventure, mais cherche à éviter les mésaventures… et la meilleure façon de le faire c’est encore d’être « prêt à tout » et de soigner sa préparation physique générale (PPG).
Souvent le cyclisme, la natation, le ski de fond… sont présentés comme des « sports complets ».
Il est sûr qu’ils font appels à de nombreux groupes musculaires et aux capacités cardio-respiratoires.
De là à dire qu’ils sont complets… je n’en suis pas certain.
Même si vous êtes un excellent cycliste, tapez-vous une longue ascension avec un gros sac sur le dos et vous comprendrez ce que je veux dire.
Idem, ce n’est pas parce que vous enchaînez les longueurs de piscine qu’un marathon passera sans souci…
Depuis septembre dernier j’ai ajouté une nouvelle activité à mon cursus…
Chaque fois que je dois aller à Brest je m’y rends de préférence à vélo (40 km aller-retour). Chemin faisant, je longe la plage du Moulin-Blanc et y vois en toute saison des gens y pratiquer le « longe-côte ».

Enfin, majoritairement des dames d’un certain âge, papotant en marchant tranquillement dans l’eau…
Disons que c’est l’image que j’en avais…
Ne pas se méprendre. Nulle ironie mal placée, il vaut beaucoup mieux rencontrer et échanger en marchant dans la mer que de rester seule devant sa télé…
Juste que cela ne m’attirait pas spécialement…
(J’ai pratiqué la nage en mer et préfère les activités plutôt toniques).
Jusqu’à ce que je tombe sur un article de journal faisant état de compétitions de longe-côte…
Non que je sois un fan de la compêt’ en général mais l’article laissait entendre l’existence d’une branche plus « active » de l’activité…
Renseignements pris, je me suis donc inscrit dans un club brestois à la rentrée de septembre dernier.
Le longe-côte dépend de la Fédération Française de Randonnée à laquelle j’ai adhéré en prenant une licence « compétition ».
Depuis, je pratique à raison de deux à trois séances hebdomadaires.

La règle de base est simple : respecter son BNI (Bon Niveau d’Immersion). Comprendre : avoir de l’eau au moins jusqu’au nombril. Donc exit ceux qui papotent avec de l’eau jusqu’aux genoux.
Et bien sûr se déplacer « aussi vite que possible » !
Même si les épaules sont hors de l’eau, les bras travaillent également (en gros, comme en crawl). D’ailleurs j’utilise les « hand-paddles » que j’utilisais à l’entraînement crawl de triathlon.
La combinaison néoprène est obligatoire. Personnellement je me contente d’un « shorty » (les jambes ne sont pas couverte) de 3mm.
Il me faut préciser que je me lave exclusivement à l’eau froide depuis des années…
Actuellement l’eau est à 9°c.

J’avoue que je me régale dans cette nouvelle activité !
Et puis, si sur une épreuve le temps est dégueulasse je fais avec sans problème. Mais partir de chez soi pour se faire tremper à vélo ça n’a rien de drôle… alors que crapahuter dans l’océan sous les intempéries je trouve ça très rigolo !
Et puis, en ayant un appareil photo qui ne craint pas l’eau on peut ramener quelques photos…
L’occasion de montrer que dans le Finistère la météo peut être… très contrastée !…


… et même parfois, vraiment glauque !

Depuis septembre j’en suis à 180 kilomètres de longe-côte.
D’après mon cardio je dépense en 1 km autant d’énergie qu’en 10 kilomètres à vélo…

C’est génial mais je n’aime pas l’eau froide… 🥶
Dommage.
Bises à toi
Rémi de Béziers.
Salut Rémi,
Comment ça de l’eau froide ?
Je te conseille un film : « Le 12ème homme ».
Film norvégien de 2017 de ZWART Harald.
Tirée d’une histoire vraie sur la résistance norvégienne durant la seconde guerre mondiale.
Un commando de 12 hommes se fait cueillir par les allemands alors qu’ils s’apprêtent à débarquer en Norvège.
L’un d’entre-eux parvient à leur échapper en traversant un fjord où l’eau est à -2°c (c’est de l’eau salée)… sans néoprène évidemment…
Il est initialement considéré comme mort par ses poursuivants, vu la température de l’eau…
Un officier nazi n’est pas convaincu (on n’a pas retrouvé le corps).
Les prisonniers, puis les soldats qu’il tente de chronométrer plongés dans l’eau ne tiennent pas longtemps (pourtant il a les moyens de les persuader à tenir…).
Il fini par tester lui-même…
L’histoire est véridique et le film excellent (de mon point de vue).
À regarder près du poêle, avec une bonne couverture et un grog bien tassé !
Bises à vous deux.
Roland