Pont Albert Louppe dans la brume
| |

BRM 200 de Guipavas validé ce 19 avril 2026

Il y a longtemps que j’en rêvais… aujourd’hui je l’ai fait !
Renouer avec les BRM !
Pour (re)commencer prudemment je m’étais inscrit au BRM de 200 kilomètres organisé (de mains de maîtres) par le CCG (Cyclo-Club de Guipavas).
Par le passé j’ai eu l’occasion de réaliser un certain nombre de brevets chez eux. L’organisation n’a pas faibli… toujours au top !

Le brevet s’intitule « Entre Terre et Mer »… à juste titre !

Le départ est fixé à 08h00 ce dimanche matin.
Étant pré-inscrit les formalités sont rapides, mon carton de route pour le pointages des contrôles est prêt.
J’avais déjà téléchargé la feuille de route et le fichier .gpx pour mon GPS.

La météo nous annonce beau temps avec du vent de nord-est…
À cette heure il ne fait que 5°c et j’entends des gars de Plougastel dire « Albert Louppe est dans le brouillard, on ne voit pas la rade ».
J’enfile ma veste Gore-tex. une paire de gants et mon tour-de-cou que j’avais eu la précaution de mettre dans mon fourgon…

Nous sommes particulièrement nombreux sur ce brevet aussi le départ se fait par vagues successives.

Toute la première partie (Guipavas, le Reclecq-Kerhuon, le pont Albert Louppe, Plougastel-Daoulas, Daoulas, Irvillac, Sizun, le Roc’h Trévézel, la Feuillée, Berrien) jusqu’au premier contrôle (km 68) m’est hyper connue.
Les 44 kilomètres suivants de Berrien à Saint-Pol-de Léon (via Morlaix) deuxième contrôle également.
Le troisième tronçon (65 km) pour rejoindre le troisième contrôle de Ploudalmézeau ne m’est évidemment pas inconnu mais c’est un secteur que je fréquente nettement moins à vélo car (proximité de la côte faisant) souvent très fréquenté par les voitures, camping-cars, etc…
Les 28 km de la fin pour rejoindre Guipavas sont les moins intéressants…

08h05 : c’est parti !
C’est vrai que le fond de l’air est frais !
Je me félicite d’avoir rajouté au dernier moment les trois éléments indiqués plus haut…
J’en vois qui partis bien légèrement vêtus se les gèle et tentent de se réchauffer les mains l’une après l’autre…

Effectivement le pont Albert Louppe est totalement dans la brume : magnifique !
Jusqu’à Berrien nous avons le vent de face (annoncé à 20 km/h pour la matinée puis rafales à 45 km/h). Ce vent de nord-est est bien frais mais comme ça monte jusqu’au Roc’h Trévézel et que le soleil brille ça va encore…
Passé le « sommet » évidemment c’est un peu différent…
Il m’est arrivé de passer Trévézel sans que la présence de l’antenne ne puisse être soupçonnée… aujourd’hui ce n’est pas le cas, elle se détache nettement sur un immense ciel bleu !

À Berrien, le contrôle est bien organisé : le boulanger à mis une table dehors avec le tampon, des stylos, une poubelle… Juste en face un bistrot est ouvert, tables en terrasse ensoleillée à l’abri du vent !
J’en profite pour une bonne pause-ravitaillement.
J’ai enfin retiré la veste Gore-tex et les gants. Je garde le tour-de-cou.
Je ne suis pas là pour faire la course mais pour valider le brevet et plus particulièrement mon alimentation en endurance… je ne digère plus du tout les matières grasses…

Maintenant direction Morlaix.
L’organisation nous a prévenu avant le départ que le centre-ville que l’on a sur notre parcours est fermé et qu’il faudra contourner…
Effectivement le centre est barré à la circulation en raison d’animations ce jour-là.
Connaissant bien la ville je me dis qu’il sera sûrement plus rapide de mettre pied à terre pour 200 mètres que de chercher une voie de contournement…
Un policier me voyant mettre pied à terre me dit que je peux passer et même me remettre en selle sans problème !
Suffit juste de faire attention au badauds mais finalement à cette heure-ci tout se passe parfaitement.

Le parcours suit ensuite la rivière de Morlaix pour rejoindre la côte.
Au passage vue sur l’île Louet et le château du Taureau à l’embouchure de la rivière de Morlaix.

Saint-Pol-de-Léon, je valide le passage par une photo du vélo devant un des panneaux de la ville et poursuit mon chemin sans perdre de temps pour profiter le plus possible de la pause méridienne des automobilistes…
Il fait beau, le tronçon suivant longe la côte et je me doute que, même si nous sommes encore hors saison, il y aura sûrement du monde…

Je roule comme ça jusque Guissény, km 151.
Là, comme partout hélas, les bistrots sont fermés. Par chance il y une petite place bien abritée du vent avec des bancs bien exposés au soleil !
Je m’offre une bonne pause. Comme je suis resté fidèle à mes principes d’autonomie j’ai tout ce qu’il faut dans mon sac.
Je savoure le soleil, le fait d’avoir passé les 150 kilomètres (ce que je n’avais pas fait depuis huit ans…) avec le sentiment que sauf accident c’était « dans la poche » !

Il me reste en gros 56 kilomètres à faire, avec au milieu Ploudalmézeau, troisième et dernier contrôle.
À Ploudal. le pointage est assuré dans une boulangerie.
L’employée est particulièrement sympa car en dehors de ses clients ordinaires elle doit gérer des hordes de cyclos et… sa patronne était partie avec le tampon du commerce !
La dame, de bonne composition, nous découpe des tickets de caisse qu’elle colle sur nos cartons !

Après un nouveau ravitaillement, au soleil mais en plein vent, je reprends la route pour le dernier tronçon. Le moins folichon question paysage. Avec des rafales défavorables (les éoliennes s’en donnent à cœur joie).
Mais… « ça sent l’écurie » ! Chaque tour de pédale me rapproche du but espéré depuis longtemps.

17h55 la boucle est bouclée !
Le brevet est validé !

Un accueil à l’image du reste de cette organisation : sandwichs, boissons, gâteau…
Un debriefing sympa avec des copains de circonstance.

Bilan (Garmin Edge 1050) : 205,55 km, 2150 mètres de dénivelé cumulé (soit 1046m/100 km). 8h27’ = 24,3 km/h.

VIVE LE VÉLO !

PS: révolu le temps où l’on devait attendre le retour de son carton validé (et éventuellement de la médaille) par courrier postal « un certain temps » après l’épreuve.
Ce soir, cinq minutes après l’heure de clôture du brevet je reçois un courriel de l’ACP (Audax Club Parisien) me confirmant la validation de mon brevet et son numéro d’homologation !)

Publications similaires

3 commentaires

  1. Bravo Roland, sachant par ou tu es passé, tu reviens de loin grace a ton moral et ta ténacité, j’imagine ton bonheur de l’avoir bouclé.
    Demain je fais mon premier 200 de l’année dans le Cantal
    Bonne route

Répondre à Michel Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *