01 Juin2016
 

L’an dernier pour la TCR j’avais hésité jusqu’au dernier moment entre deux options : nuits à l’hôtel ou bivouac.

Afin de me laisser le choix je m’étais équipé… sachant que de toute façon cela me servirait un jour…

Finalement j’avais opté pour la version « hôtel » et je n’ai pas eu à le regretter puisque, à une exception près en Slovénie, j’ai toujours pu trouver une chambre.

Cette année, pour le TransAtlantic Way (TAW) j’ai prévu l’option « bivouac ».

En effet, le parcours étant plutôt « sauvage » (il s’agit de la plus longue route côtière du monde) et les villes traversées plutôt touristiques, je ne suis pas certain de pouvoir trouver une chambre chaque soir…
Transporter son matériel de bivouac c’est également la possibilité de découper son itinéraire à sa guise, où tout au moins en fonction des circonstances…

Pour la TCR, un des arguments majeurs en faveur de l’hôtel était la nécessité de prendre une douche et de laver mes affaires après des journées de vélo par des températures tournant autour des 35°-40°…

Je doute de rencontrer de telles conditions en Irlande et pense même « bénéficier » chaque jour d’au moins une douche gratuite…

Voici donc l’équipement que j’emporte :

Matériel pour bivouaquer léger

Matériel pour bivouaquer léger (environ 2 kg en tout)

  1. « Bivy » : Outdoor Research Helium Bivy – 529 grammes
  2. Matelas pneumatique : Therm-A-Rest Neoair XLite Large – 449 grammes
  3. Pompe : Therm a Rest – NeoAir Mini Pump – 74 grammes avec les piles
  4. Sac de couchage : Me°ru’ Ultralight X-Large (acheté en Allemagne) – 799 grammes
  5. Drap-sac en soie Wilsa-Outdoor – 111 grammes

Soit un total de 1962 grammes (sans piquet – Cf. plus loin).

Remarques :

  • les liens pointent vers les sites où j’ai acheté mon matériel en 2015. Je les donne à titre purement indicatif et n’ai rien touché de qui que ce soit pour le faire…
  • les poids indiqués sont ceux que j’ai effectivement mesurés sur une balance électronique et non les poids donnés par les constructeurs/vendeurs.
  • j’indique les poids des produits tels que présentés sur la photo, à savoir avec leur emballage individuel. Les « weight-weenies » (ceux qui font la chasse au moindre gramme) peuvent gagner un peu en s’en passant…
  • mesurant 1,93 m, matelas et duvet sont en version « XL ». Les « nains » 😀 peuvent gagner du poids avec des versions adaptées à leur taille…
  • sur la photo on aperçoit des piquets de tente, il ne sont pas fournis avec le bivy. Voir plus loin dans l’article.

1. Bivy

Un « bivy » est à une tente ce qu’un studio parisien est à un loft californien. Comme une chaussette dans laquelle on rentrerait en entier…
Plus clairement un sac étanche (de préférence) dans lequel on se glisse avec son duvet.

Le modèle que j’ai choisi est en « Pertex Shield+ » (l’équivalent du Gore-Tex) et est censé être étanche et respirant…

Il possède un raffinement au niveau confort : un arceau qui pour 55 grammes (compris dans le poids indiqué plus haut) évite d’avoir la toile sur la figure si l’on dort tout fermé (pluie).

Il est doté d’une double fermeture : filet anti-insectes s’il fait beau et fermeture complète en cas de pluie…

Outdoor Research Helium Bivy

Outdoor Research Helium Bivy

Le bivy peut être fixé au sol par 5 piquets (non fournis). Il est également possible de maintenir le « toit » en tendant une cordelette (non fournie) entre le haut du bivy et un arbre par exemple.

Outdoor Research Helium Bivy

Outdoor Research Helium Bivy

Sur la photo ci-dessus j’ai utilisé 5 piquets. Finalement (voir plus loin) 4 suffisent largement (le 5ème pouvant même blesser en rentrant ou sortant).

J’utilise ces piquets à la fois très rigides et légers. 15 grammes pièce.

Piquets

Dimensions officielles de l’Helium Bivy :

Dimensions Outdoor Research Helium Bivy

2. Matelas pneumatique

Afin d’être totalement indépendant dans mes étapes, je prévois de bivouaquer.
Ceci n’implique pas de devoir forcément dormir « à la dure ».
La TAW c’est 2500 kilomètres le long de l’Atlantique, face au vent et vraisemblablement avec de « bonnes » averses…
Il me parait donc indispensable de récupérer du mieux possible chaque nuit.

Un matelas pneumatique permet non seulement de rendre le sol moins rude, mais aussi de s’isoler du froid et de l’humidité…

Matelas Therm-A-Rest Neoair XLite

Therm-A-Rest Neoair XLite

Faut-il y voir un signe : le matelas a été fabriqué en Irlande !

Matelas Therm-A-Rest Neoair XLite

Therm-A-Rest Neoair XLite – Made in Ireland

3. Pompe

Pourquoi s’escrimer à gonfler à la bouche son matelas pneumatique ?
Therm-A-Rest propose une mini-pompe spécialement étudiée pour ses matelas.

Fonctionnant avec 2 piles AAA (R3) elle permet de gonfler le matelas en 3 minutes environ.
Elle pèse 74 grammes avec les piles (poids vérifié).

Cela peut passer pour un luxe inutile… mais il faut savoir qu’il n’est pas bon de gonfler un matelas à la bouche car on insuffle en même temps de la vapeur d’eau. Ce qui est néfaste pour l’isolation thermique et surtout entraine à terme le développement de champignons à l’intérieur du matelas…

Therm a Rest - NeoAir Mini Pump

Pompe Therm a Rest – NeoAir Mini Pump

La pompe est extrêmement simple : elle démarre dès que l’on ouvre le clapet qui retire l’embout caoutchouté que l’on vient glisser sur la valve du matelas.

Therm a Rest - NeoAir Mini Pump

Pompe Therm a Rest – NeoAir Mini Pump

Therm a Rest - NeoAir Mini Pump

Ça gonfle !

Therm a Rest - NeoAir Mini Pump

Ça gonfle !

Un autre aspect intéressant en faveur de cette pompe : on « jette » le matelas dans le bivy, on connecte la pompe et on peut refermer le bivy s’il pleut, le temps que le matelas soit gonflé (aucun risque de surpression avec ce type de pompe purement « volumique »).
Avec une tente, même petite, on a assez de place pour se mettre à l’abri avec son couchage et de continuer à s’installer une fois à l’intérieur.
Un bivy c’est trop petit !

Therm a Rest - NeoAir Mini Pump

Ça gonfle !

Bon pendant que ça gonfle on peut déballer le micro-ondes et se réchauffer une pizza !
Nooon, rassurez-vous, j’irai manger au pub !

Guinness - cyclo-long-cours.fr

À la votre !

4. Sac de couchage et drap-sac

Le sac de couchage que j’emporte est un Me°ru’ Ultralight X-Large.
Il est prévu pour des températures de +11° à +7°. Survie -6°.

Le drap-sac en soie permet pour un encombrement insignifiant et un poids raisonnable d’améliorer le confort thermique et d’éviter de salir l’intérieur du sac.

Le lit est fait, il n’y a plus qu’à se coucher…

Bivouac léger et confortable

Bivouac léger et confortable !

Bivouac léger et confortable

Bivouac léger et confortable !

Bivouac léger et confortable

Bivouac léger et confortable !

Bivouac léger et confortable

Bivouac léger et confortable !

TAW 2016 - cyclo-long-cours.fr

La minute culturelle de Monsieur Cyclopède : le titre de cet article est une allusion au dicton britannique « An Englishman’s home is his castle » (mot-à-mot : « La maison d’un Anglais constitue son château »).
L’équivalent de notre dicton : « Charbonnier est maître chez soi ».

01 Déc2015
 

Suite au changement de la date de départ du TransAtlanticWay (TAW) j’envoyais un message à Adrian O’sullivan

Sa réponse ne se fit pas attendre. Désolé, fort sympa, il me proposait de me rembourser le surcoût occasionné par une venue en avion !

Sauf que je n’aime pas prendre l’avion avec mon vélo… surtout avant une épreuve…

Finalement j’ai avancé ma date de départ en ferry !
J’aurai donc cinq jours pour faire les 250 kilomètres entre Cork (arrivée du ferry) et Dublin (départ de la course)…
Ou plus TAW plutôt : une journée pour faire la route et quatre jours pour… 😉

16 Nov2015
 

Message reçu ce soir à 21h52 d’Adrian O’sullivan, organisateur du TransAtlanticWay (TAW) :

Hi Randonneurs, it’s been brought to my attention a change of date might make the logistics a bit easier when booking time off. So instead of starting on Tuesday the 21st I am proposing bringing the start start forward to Friday the 17th. This will allow the faster riders to finish before the following weekend and the more steady riders to finish by the following weekend. I hope this makes it easier for everyone to manage their time more effectively. And will make sure you get the most out of the longest day in the year.I hope this does not inconvenience any of you.

En clair, alors que nous sommes déjà 17 inscrits (pour un maximum annoncé de 50 partants), Adrian change la date de départ en l’avançant de 4 jours !
Soit un départ le 17 juin au lieu du 21…

Peu importe que les raisons invoquées soient bonnes, je trouve dommage de modifier les choses alors qu’un tiers des places sont déjà remplies…
Même s’il est fort possible que je sois le seul impacté par ce changement…

En effet, en habitant la pointe Bretagne, pour rejoindre l’Irlande (avec un vélo) la meilleure solution consiste à prendre le ferry entre Roscoff (50 kilomètres de la maison) et Cork. Soit 14 heures de traversée de nuit.
Une cabine avec couchette et on arrive frais de l’autre côté.
Et sur un ferry pas de soucis pour transporter son vélo contrairement à l’avion…

Problème… il n’existe qu’une liaison hebdomadaire entre Roscoff et Cork…
Pour assurer le coup, sitôt inscrit j’avais réservé mes places sur le ferry (les cabines partent très vite)…

Or, avancer le départ de la course de quatre jours signifie qu’il me faut soit me rendre en Irlande par un autre moyen soit avancer mon départ d’une semaine et… glander cinq jours avant le départ… partir trois semaines pour une épreuve de « seulement » 2500 km qui ne devrait pas durer plus de 10 jours…

Bref, je suis un peu furax…

Remarque : pour mon titre. « P… » n’est pas l’abréviation d’un « gros mot » !
Il faut comprendre le titre sous sa forme phonétique : « P… TAW => Pétaud ».
« Pétaud, nom d’un mystérieux personnage légendaire du XVIe => Pétaudière : Assemblée, groupement humain où, faute de discipline, règnent la confusion et le désordre. »
Le Grand Robert

17 Oct2015
 

Oui, je sais, vous êtes nombreux à attendre que je publie mes comptes rendus de la Transcontinental Race… cela va venir, rassurez-vous, mais il me fallait d’abord trouver un nouvel objectif !

En effet, la TCR a relancé mon goût naturel pour l’Aventure et le voyage à vélo. « Goût naturel », addiction devrais-je dire !

Après avoir terminé ces 4300 km sans douleur, il m’aura fallu 8 jours pour récupérer de la fatigue et… moins d’un mois pour ressentir le besoin de repartir !

Refaire la TCR ?
NON !
Ma démarche ne s’inscrit pas dans un objectif exclusivement « sportif » (faire « mieux » c’est à dire « plus vite ») mais dans un esprit de découverte et de dépaysement. Avec bien évidemment une composante « physique » !

Et c’est là que Adrian O’Sullivan, participant à la TCR 2014, a eu l’excellente idée de créer une nouvelle épreuve : le TransAtlanticWay (TAW), épreuve de 2500 kilomètres en Irlande.

TransAtlanticWay 2016 ©cyclo-long-cours.fr

Si le règlement est très fortement inspiré de celui de la Transcontinental Race, la différence notable tient au parcours : sur la TCR c’était à nous de définir notre route (avec 4 points de passage intermédiaires obligatoires), pour le TransAtlanticWay l’essentiel du parcours est imposé.

Le départ aura lieu le 21 juin 2016 (l’heure n’est pas encore connue) de Dublin.
Un premier tronçon (parcours libre à définir par chaque participant) doit nous mener à (London)Derry (moins de 300 kilomètres).
Ensuite de Derry à Kinsale (côte sud) nous devons suivre scrupuleusement le parcours du Wild Atlantic Way (WAW) (environ 2300 kilomètres).
Enfin, un petit tronçon libre nous permettra de rejoindre Cork, arrivée de cette épreuve qui devrait offrir des paysages magnifiques… et des côtes bien raides !

Cette fois il ne sera pas nécessaire de pédaler 4300 kilomètres pour savourer… une bonne Guinness !