16 Juin2017
 

Oui, j’ai écrit « petit-déjeuner » et pas « breakfast » car ce matin je reviens à la « normale ».

Notre logement est simple mais bien pratique (chambre universitaire) puisque nous avons le droit de mettre le velo dans la chambre (individuelle va s’en dire).

Mais nous sommes un peu excentré et hier soir avons du nous taper une trotte avant de trouver un endroit sympa où manger.

En Irlande on trouve des supérettes un peu partout, souvent intégrées à des stations service, mais pas que.

Dans chacune d’elles il y a un coin où l’on peut s’assoir pour manger (ils vendent des plats cuisinés particulièrement adaptés à ceux qui suivent un régime grossissant…).

Maintenant que j’ai fini de pédaler, il est hors de question de continuer à ingurgiter les mêmes raisons grassouillettes…

Juste en sortant de notre citée U il y a une telle supérette « Centra ».

J’ai donc fait des emplettes pour me concocter un petit-déjeuner culturellement « normal ».

Pour le beurre, je n’ai pas trouvé moins gros (mais on dispose d’un frigo à la chambre). À ce sujet, les quantités sont dosées curieusement :

De quoi faire rire la vache…

15 Juin2017
 

Grâce au radiateur électrique de la chambre j’ai plus ou réussi à faire sécher chaussettes et chaussures.

Équipé de mon cuissard de rechange gardé précieusement propre et sec et au T-Shirt et à la polaire achetés à Blarney j’ai pu me mettre en marche vers le centre ville.

Je suis venu avec un collègue Britannique ayant fini quant à lui en train.

Une excellente pizza concoctée sur mesure et de la Guinness sont au menu.

J’avoue avoir fait une bonne grosse sieste cet après-midi…

15 Juin2017
 

Installé avant 16h00 dans ma chambre d’étudiant à Cork.

J’y reste pour les deux nuits avant mon ferry retour.

Par chance le radiateur électrique fonctionne. Je vais pouvoir tenter de faire sécher mes affaires et en particulier mes chaussures.

Huit jours que j’ai les pieds et le cuissard de trempé.

J’ai un cuissard et une paire de socquettes propres et secs. Les deux seules choses que j’emporte en double.

Pour le haut je me suis acheté un T-Shirt et un gilet polaire à Blarney. Histoire d’être plus discret et moins frigorifié que ces derniers temps.

Le debriefing viendra mais j’aurais fait environ 1700 kilomètres sous le vent et la flotte (une seule journée a été totalement exempte de pluie).

Finalement, la seule qui se soit régalée, c’est Froggie ma grenouille !

Pour ma prochaine tenue, j’envisage de la remplacer par un lézard…

14 Juin2017
 

Plutôt que de mettre directement le cap sur Cork j’ai décidé de me concocter un petit circuit final sympa.

De Tralee je prends la N70 pour rejoindre le Ring of Kerry dont je souhaite refaire la dernière partie que j’avais trouvé superbe l’an dernier.

En chemin je repasse par Miltown, commune jumelée avec Saint-Nicolas-du-Pelem, situé sur le parcours de Paris-Brest-Paris. 

Ayant rejoint Kenmare je décide de profiter d’une station service pour me ravitailler alors que le crachin se met à tomber…

Lorsque je repars, le crachin est devenu pluie…

Guère plus de 24 heures sans être mouillé durant le séjour…

C’est à Kenmare que je quitte définitivement le parcours pour rejoindre Blarney Castle par des chemins très très buissonniers.

Peu à peu la pluie s’intensifie.

Je passe devant le pub soi-disant le plus haut d’Irlande.

Il me semble fermé et c’est le déluge.

La pluie deviendra tellement violente que les gouttes, pourtant dépourvues de grêle, en sont douloureuses sur le visage et les bras malgré les manches de ma veste Goretex.

Une voiture s’est arrêtée sûrement par manque de visibilité.

Étant dépourvu de chauffage je n’ai d’autre choix que d’avancer car déjà je suis frigorifié.

En arrivant à Macroon le B&B est fermé. Par chance l’hôtel dispose d’une chambre de libre.

13 Juin2017
 
  • Ce matin j’étais en train de préparer mon petit-déjeuner dans ma propriété lorsque j’entends rouler dabs le gravier de l’allée. En voyant une voiture se garer devant ma porte, je me dis « chouette, je vais leur louer la maison 150€ avant de partir » ! En fait il s’agissait d’une des « media car » de l’organisation qui me sachant dans le coin grâce au tracker venait me photographier dans mon modeste bivouac.
  • Au départ la journée était ensoleillée puis le ciel c’est couvert puis à nouveau plus ou moins degagé… En tout cas : C’EST LA PREMIÈRE JOURNÉE SANS REVOIR LA MOINDRE GOUTTE D’EAU !!!
  • Comme je l’ai dit il doit y avoir deux jours, j’en ai marre des sports d’hiver, surtout en juin, je rentre donc à Cork en suivant ma propre route, dans un premier temps inspirée de la trace de l’an dernier, quitte à la « linéariser » un peu. Cette année le parcours officiel n’emprunte plus de ferry et fait donc tout le tour de l’embouchure de la Shannon. Passant du coup par Limerick, ville importante. Ce qui ne me paraît pas vraiment conforme à la volonté de sécurité affichée lors de l’interdiction de la A5 en Irlande du Nord. Bref j’ai préféré couper par le ferry Killimer-Tarbet comme l’an dernier. (La raison donnée pour justifier la suppression du passage par le ferry est qu’un coureur ayant un faible écart avec son prédécesseur pourrait être fortement pénalisé si lui ratait le dernier ferry du jour alors que le précédant réussissait à l’avoir. En effet il n’y a pas de ferry entre 21h00 et 07h00).
  • Ce soir en arrivant à Tralee où j’avais déjà fait escale l’an dernier, je me rends manger dans le même pub qu’il y a un an. Il y a la queue pour obtenir une table pour manger. Je patiente un peu lorsque le patron vient me demander si je suis seul. Puis il installe une table supplémentaire devant les musiciens qui viennent de commencer à jouer… Le serveur vient alors me voir et me dit : « vous êtes déjà venu l’année dernière, je vous ai reconnu, vous étiez installé là » en me désignant la table ou effectivement j’avais mangé à l’époque !

Quelques photos du jour :

(Celle là je l’avais repérée l’an dernier, elle faisait campagne pour « Hillary 2016 ». L’affiche est recyclée pour 2020 ! Sera pas jeune Hillary…

Pause pizza à Tarbet :


Remarque (pour les « non-english speakers ») : le titre est un jeu de mot entre « Fairy tale » (conte de fées) et « Ferry tale », l’histoire du ferry.