Cols

 

Dès les débuts du vélo on a cherché à aller plus vite, plus loin et… plus haut.
Pour des raisons sportives certes, mais plus prosaïquement parce que notre pays compte un certain nombre de montagnes qu’il faut bien franchir à un moment ou à une autre !

Ainsi, dès la première étape (Paris-Lyon) du tout premier Tour de France cycliste (en 1903) est franchi le col du Pin Bouchain (759 m), situé à la frontière entre les départements de la Loire (42) et du Rhône (69).
Lors de l’étape suivante (Lyon-Marseille), le 5 juillet 1903, le Tour franchit son premier col à plus de 1000 mètres : le col de la République (1161 m).

15/07/2009 Col de la République ©cyclo-long-cours.fr

En 1972, Jean Perdoux fonda La Confrérie des Cent Cols.
Pour en faire partie, c’est très simple… Il suffit d’avoir franchi à vélo au moins cent cols dont au minimum cinq de 2000 mètres ou plus.

Confrérie des Cent Cols

Mais attention, toute ascension n’est pas un col !

Pour être considéré comme « col », le règlement du Club des Cent Cols ne prend en compte que les passages :

  • nommés : col, pas, collet, brèche, baisse, bocca, foce, lepoa, etc…
  • et ceux dont le nom est mentionné sur une carte Michelin ou IGN ou matérialisé par un panneau directionnel et/ou sommital,

mais pas de mont (par ex : Revard ou Aigoual).

Dès les début de la Confrérie, celle-ci s’est attaquée au recensement des cols de France.

En 1981, Robert et Monique CHAUVOT ont publié le premier catalogue des Cols de France : 7336 cols dont 1531 cols routiers.

Depuis 1994, la Confrérie a pris le relais et a elle-même éditée la Bible Chauvot.
En quatre éditions (1994, 1999, 2002 et 2012), celle-ci est passée de 8500 à plus de 10000 cols.

LE CHAUVOT : catalogue des cols de France
Le Chauvot 2002 Le Chauvot 2012
édition 2002 édition 2012


Le Chauvot est également disponible sous forme de fichier informatique (tableur) beaucoup plus intéressant en termes de recherches, tris et informations…

Le fichier du Chauvot pour Excel

(Remarque : il s’agit d’un fichier Excel mais il n’y a aucun souci pour l’utiliser avec OpenOffice ou LibreOffice)

Identification des cols :
Les cols sont identifiés par leur département et altitude.
Ainsi, les deux cols cités plus haut (Tour de France 1903) :

  • Col du Pin Bouchain : F-42-0759 = France – Loire – 759 mètres;
  • Col de la République : F-42-1161 = France – Loire – 1161 mètres.

Si plusieurs cols, dans un même département, ont la même altitude, ils sont classés suivant l’ordre alphabétique de leurs noms, l’altitude étant accompagnée d’un suffixe :

  • Col du Festre : F-05-1441a = France – Hautes-Alpes – 1441 mètres;
  • Col de la Montagne : F-05-1441b = France – Hautes-Alpes – 1441 mètres.

Les cols limitrophes à deux départements ne sont cités qu’une seule fois, dans le département ayant le plus petit numéro.
Ainsi, le col du Pin Bouchain cité plus haut, limitrophe entre La Loire (42) et Le Rhône (69) porte l’identification : F-42-0759.

En dehors du Chauvot pour les cols de France, la Confrérie propose des catalogues pour les cols :

  • des îles Britanniques;
  • de Suisse et du Liechtenstein;
  • d’Allemagne;
  • d’Autriche;
  • d’Espagne;
  • du Portugal
  • d’Andorre
  • de Slovaquie
  • de Roumanie
  • de Pologne
  • de Hongrie
  • de Turquie

Page en travaux

Cyclogito n°06 - Rouler à plat ©cyclo-long-cours

  2 Responses to “Cols”

  1. Salut Roland ,
    Bien et instructif ton exposé sur les cols …

    Les cols « reconnus » ne sont qu’une composante de la  » Règle du Jeu  » des Cent Cols qui par l’intermédiaire d’une Commission ayant ses critères (forcément discutables) choisissent d’ajouter ou non tout col « candidat  » à la liste existante.
    Les cols « non reconnus » gardent leurs chances d’être intégrés un jour … (en théorie) …
    Que penser des cols « plus reconnus » ? A une période ils répondaient aux critères ( certainement ) et par l’avis d’une Commission deviennent indésirables alors que leurs caractéristiques géographiques ont vraisemblablement peu changé (quoique ……certains sont de plus en plus durs ! ) A noter que chacun est libre de conserver ou non dans sa liste un col devenu « plus reconnu ».
    La notion de « col reconnu et référencé  » n’a rien de « gouvernemental  » ; c’est juste, à la base , un libre choix fait par un groupe de cyclos montagnards (ou au moins attirés par la montagne).Et un col peut très bien vivre sans jamais être « reconnu » !

    • Salut Bernard,

      Merci pour ton message.
      Effectivement, reconnu ou pas (ou plus) un col sera toujours un beau « terrain de jeu » pour qui aime la montagne et le vélo.

      Cela dit je ferais la distinction entre le « col de montagne » qui n’a pas été reconnu parce que géographiquement ou historiquement il n’est pas considéré tout-à-fait comme tel et le « col de convenance » attribué par des élus locaux qui veulent attirer le touriste ou plaire à leurs administrés…

      Comme le « col du Mont Bel-Air » (22)…

      Roland

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