12 Juin2017
 

Petit résumé en image de la journée.

Au moment où je quitte le B&B de Castlebar ce matin, un rayon de soleil pointe son nez :

Mais ne nous enthousiasmons pas trop vite, le temps de lubrifier à nouveau la chaîne, la grisaille reprend le dessus.

Le vent est toujours fort, de sud/sud-ouest, donc de face.

Premier objectif du jour, rejoindre Galway à 80 kilomètres de là.

Le début et la fin de cette partie se feront par la N84, la partie intermédiaire par une petite route.

Route nationale (Nxx) ne veut pas forcément dire route dangereuse pour les cyclistes. Car souvent elles sont bordées de « Hard Shoulders ».

Si « shoulder » signifie généralement « épaule », ici il s’agit d’accotement.

Exemple :

La partie à gauche des traits jaunes, la « hard shoulder »… c’est pour moi !

H&S = Head & Shoulders :

Évidemment, en cas d’absence de « hard shoulders » les choses sont moins faciles…

Dans ce cas : rentrer les coudes et… serrer les fesses !

Mais parfois c’est difficile pour tout le monde :

Surtout lorsqu’en plus les routes sont dégradées.

Mais lorsqu’elles sont jeunes et larges d’épaules…

Allons, on the road again :

À partir de Galway je récupère la trace normale.

Je ne m’attarde pas et continue ma route.

Jusqu’à ce que la nécessité d’un petit ravito se fasse sentir…

Bien évidemment je fais attention aux calories !

De toute façon :

Je  brûle du lard, pas du pétrole !

Il faut être très fort pour faire du vélo en Irlande.

La météo est terrible et les tentations d’y échapper omniprésentes…

Sur ce, je m’approche peu à peu des fameuses falaises de Moher qui constituent en gros l’objectif du jour.

Lorsque la météo justement se gâte pour laisser arriver un fabuleux crachin…

Wild Atlantic… ouais, ouais…

Il pleut comme vache qui pisse dit-on… tiens, justement en voilà une :

(La vache « roulant » à gauche, je suis bien obligé de passer à droite)

Totalement trempé, je me dis que trouver un hébergement au sec serait peut-être plus judicieux que de bivouaquer…

Ayant laissé passer plusieurs B&B en chemin, je décide d’un coup de tenter ma chance dans celui qui se présente soudain sur ma gauche (de toute façon, à droite c’est la mer !).

La maison est immense et de plain-pied.

Personne. Pourtant une voiture est garée sur le côté.

Il y a un logement par derrière. Un chien signale ma presence.

Une dame vient à ma rencontre.

Je lui demande si elle aurait une chambre pour la nuit pour moi et mon vélo…

Il me faudra la rassurer un nombre incalculable de fois…

Parce que je suis trempé ? – Non !

Parce que mon velo est sale et dégoulinant de toutes parts ? – Non !

Parce que… ? – NON !!!

Parce qu’elle est désolée, elle doit partir très tôt demain matin et ne pourra me préparer mon petit-déjeuner !

Elle me laisse de quoi me le préparer (si je mange tout, je ne risque pas de décoller !).

En fait, je n’ai pas UNE chambre.

J’ai toute une maison pour moi !

Comme elle a mis le chauffage, je peux mettre mes affaires à sécher. Y compris mes chaussures gorgées d’eau depuis quatre jours.

Je vous fait visiter ?

C’est ça l’Aventure !

j’avais bien fait de m’acheter de quoi manger pour ce soir au cas où.

Une ombre au tableau :

Je n’ai ni bière ni whisky !

Le prix ?

Une chambre en Formule1 vous coûtera plus cher !

12 Juin2017
 

Petit coup d’oeil par la fenêtre au lever : très gris, tout est trempé et le vent semble toujours aussi fort.

La normale, quoi !

Avec cette flotte j’ai, au bout de quatre jours, le c*l plus entamé qu’après 4300 km en arrivant à Istanbul il y a deux ans…

Mais une couette à l’abri, deux douches chaudes et un peu de crème, ça fait du bien !

En parlant de choses qui font du bien :

Mes intentions :

Je mets le cap au sud sur Galway où je compte réprendre la trace jusqu’à Tralee.

11 Juin2017
 

On ne vient pas en  Irlande pour crever de chaud…

Mais se retrouver quasiment à la mi-juin avec le pire de ce que l’on peut endurer en novembre – décembre dans le Finistère…

J’ai discuté brièvement avec un « collègue » de Dublin, crevé il s’est arrêté dans un hôtel et a dormi jusqu’à 11h00 !
Être trempé jusqu’à la moelle en permanence est particulièrement pénible à la longue. Surtout avec le vent et la température ressentie qui va avec…

Bref, il arrive un moment où l’histoire n’est plus drôle du tout.

Devant reprendre le ferry samedi prochain, j’ai décidé de revoir le circuit en conséquence et de procéder à de copieux « shortcuts » (raccourcis).

D’où ma présence ce soir à Castlebar, non situé sur le circuit officiel.

11 Juin2017
 

Juste pour vous montrer que je ne fais pas que manger (même s’il y a à boire et à manger dans la météo irlandaise).

Quelques selfies :

Les prolongateurs sont très pratiques pour garder les gants de pluie à portée de main et tenter de les faire un peu sécher entre deux averse…

Comme quoi il y a des îles où l’on ne vient pas pour se dorer la pilule…

Heureusement il reste Coca-Cola pour rêver…

11 Juin2017
 

Bivouac la nuit dernière abrité de la pluie sous le porche plexiglas d’une entrée de supermarché.

J’étais en sécurité, il y avait une caméra de surveillance braquée sur moi !

En tous cas je valide mon choix de remplacer le duvet par des vêtements chauds : volume identique, un poil mon lourd, au moins aussi chaud et bien plus pratique à vivre avec un bivy.

Depuis que je suis reparti j’ai largement eu le temps d’être trempé jusqu’à la moelle…

Ai trouvé une station service où me ravitailler et recharger mon téléphone.

Le vent annoncé à 59 km/h se renforce à 70 km/h (annoncé à l’instant)…

J’ai plus l’impression d’être en novembre qu’en juin…