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06 Déc2013
 

En 1985 on ne parlait pas encore de VTT.
L’engin n’avait pas encore pris la place qu’il occupe de nos jour sur le marché du cycle et l’appellation américaine « Mountain bike » prévalait.
Remarquons d’ailleurs qu’à l’origine il n’est pas question de « tout terrain » mais, mot à mot, de « vélo de montagne ».

Possédant à cette époque un vélo de course Peugeot, je me souviens être allé voir un marchand de cycles de cette marque.
La brave dame venue me renseigner, n’ayant visiblement jamais fait d’anglais, se mit à me parler de « montin bique ». En clair, elle prononçait ça comme si c’était du français !
Je ne vous cache pas qu’il me fallut un instant de réflexion pour comprendre de quoi elle me parlait…

Je recherchais en fait un vélo costaud, apte à rouler chargé sur des routes en mauvais état voire des pistes.
Mon objectif, après un tour de France réalisé cet été là, était de rejoindre Cap Nord, le point le plus septentrional de l’Europe, 1200 kilomètres au nord du cercle polaire arctique. En partant de la presqu’île de Crozon (Finistère).

Ne trouvant pas mon bonheur dans l’offre commerciale de l’époque je décidais de m’en faire construire un sur mesure (je mesure plus d’1,90 m).
Comme base d’inspiration j’avais des photos d’un projet de Mercier, jamais commercialisé, d’un vélo « spécial tour du monde ».

Le cadre, en acier, a été conçu pour des gros pneus, des porte-bagages avant et arrière, un support de dynamo, une garde au sol surélevée… et solide !
Le guidon, près de 70 centimètres de large, ressemblait plus à celui d’une moto qu’à celui d’un vélo !

En 1985, je ne passais pas inaperçu avec cet engin. À Göteborg, en Suède, il y avait même un gars qui voulait absolument savoir où je l’avais fait faire pour se faire faire le même…

Raid vélo de Crozon (Finistère) au Cap Nord (Laponie), 1986
Raid vélo Crozon - Cap Nord 1986 ©cyclo-long-cours.fr Carte de mon raid vélo Crozon - Cap Nord 1986 ©cyclo-long-cours.fr
Vélo cadre acier sur mesure, 24 vitesses, autonomie complète, 7 pays, 5500 kilomètres en 39 étapes


28 ans plus tard, toujours en possession de ce vélo à peine modifié, je l’utilisais toujours pour des balades hivernales et/ou hors des sentiers battus.

Comme ici à Ouessant :

Avant carénage, Ouessant août 2013

ou ici, à marée basse à Brignogan-Plage :

Trace GPS : Brignogan-Plage à marée basse Brignogan-Plage à marée basse


Pour les épreuves de longues distances j’utilise le vélo en titane (SEVEN – USA) que j’ai fait faire en 2008 :

Mon vélo en version light

Équipé en Shimano Dura-Ace tripe (30-39-52 x 12-27) ce vélo répond à merveille à la plupart des situations (sur route s’entend).
Cela dit, le plus petit développement (30 x 27), s’il permet de s’attaquer sans problème à la montagne, finit par paraitre encore trop long lorsqu’il s’agit d’enchainer des cols à raison de plus de 300 kilomètres par jour, plusieurs jours durant…
Monter « en danseuse » ça va un moment, mais lorsque la fatigue s’installe je préfère rester sur ma selle et mouliner « en attendant que ça passe »…

Plutôt que de modifier ce vélo dont je suis très satisfait, j’ai pensé monter un deuxième vélo adapté à des usages très particuliers.
Pour se faire j’ai récupéré le cadre sur mesure de mon bon vieux « mountain bike ».

Il n’est plus question de transporter quantité de bagages mais d’avoir un engin adapté à la montagne, quel que soit le temps et totalement autonome évidemment.

Puisqu’il était nécessaire de repeindre le cadre, autant en profiter pour le modifier.

Les freins d’origine étaient de type « cantilever », totalement inefficaces sous forte pluie, comme tous les freins sur jante.
J’ai donc décidé de monter des freins hydrauliques à disques ce qui impliquait de souder des supports adaptés sur le cadre.

J’ai donc été trouver Daniel Salmon, ancien coureur professionnel et artisan cadreur installé en Bretagne, à Plouha dans les Côtes d’Armor.

Après démontage, sablage et passage au marbre, cadre et fourche ont été équipés des supports et renforts pour freinage à disque.
Les anciens supports de freins cantilever et de dynamo latérale ont été retirés puis le tout a été repeint.

Atelier Atelier Atelier

Peinture du cadre

J’ai choisi d’équiper ce vélo avec le groupe Shimano XT (groupe pour VTT) en version triple : 26-36-48 x 11-36.

Shimano Déore XT triple 26-36-48

Les freins à disques :

Frein à disque Shimano XT Frein à disque Shimano XT


Le choix d’un groupe pour VTT impliquait des commandes adaptées et donc l’impossibilité d’utiliser un cintre type « course ».
Souhaitant un guidon moins large que le précédent (69 cm !) et offrant la possibilité de changer de position j’ai trouvé chez Gilles Berthoud ce modèle :

Cintre Gilles Berthoud Tour

Voilà ce qu’il donne une fois monté :

Cintre Gilles Berthoud Tour et commandes Shimano XT

La potence est un modèle réglable de chez ITM :

Potence réglable ITM

Pour la selle je reste fidèle à Brooks. J’ai monté celle qui était sur mon course Peugeot de Paris-Brest-Paris 2007 (vélo que j’ai scié pour en faire… non ! ce sera pour une autre fois !). Il s’agit du modèle Brooks Professional (sur mon titane j’ai une Brooks Swallow)

Selle Brooks Professional Selle Brooks Professional


Pour les jantes j’ai choisi des jantes de cyclocross, Mavic XC 717 Disc pouvant accepter des pneus de 1″ (=25 mm) à 2,1″ :

Jante Mavic XC 717 Disc

Concernant les pneus justement, pour l’instant j’ai remonté les Schwalbe Marathon Plus Tour en 2″ de large… Ces pneus sont increvables mais ils pèsent plus d’un kilo pièce !
Je les laisse pour l’hiver breton et les routes gadouilleuses. Ensuite je pense monter des Schwalbe Durano en 28 mm.

J’ai préféré conserver les garde-boue. L’autocollant des Diagonales de France s’accorde bien aux couleurs du vélo.

Garde-boue et autocollant de l'AdF

Afin d’être autonome, pour le moyeu avant j’ai choisi une dynamo SON 28 Disc :

Moyeu dynamo SON 28 Disc

Sur mon vélo titane j’ai un moyeu dynamo SON Edelux. Le modèle « SON 28  » est un peu plus lourd que le modèle « Edelux » mais il donne sa puissance max à une vitesse inférieure, ce qui me parait important pour ce vélo.

Pour l’éclairage je reste fidèle au modèle Schmidt Edelux :

Phare Schmidt Edelux

Et, enfin (!), la photo d’ensemble :

Mountain Bike

Ce vélo n’est pas un vélo tout terrain mais il a été conçu pour grimper (plus petit développement : 26 x 36 !). C’est donc bien un Mountain Bike.
La traduction littérale, « Vélo de Montagne », pourrait être utilisée (mais PAS l’acronyme VDM !)

Comme j’ai choisi un look jaune et noir et que j’ai l’intention d’aller butiner les cols je préfère l’appeler Mountain Bee (abeille des montagnes) !

07 Déc2013
 

La seule montagne disponible dans le coin c’est le Massif armoricain. Une montagne très ancienne, ne dépassant pas les 416 mètres au Mont des Avaloirs (en Mayenne) et 385 mètres en Bretagne (au Roc’h Ruz dans les Monts d’Arrée).

Mountain Bee ©cyclo-long-cours.fr

Pour cette première sortie avec mon nouveau Mountain Bee je choisi d’aller faire un tour dans les Monts d’Arrée justement, à destination du Roc’h Trévézel et du Col de Trédudon, un des trois cols du Finistère…

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Le fond de l’air est frais mais il fait très beau. Au moins je ne salirai pas le vélo dès sa première sortie…

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Dans un premier temps il s’agit de prendre en main ce nouveau vélo.
Et le plus urgent c’est la maîtrise des commandes. Non qu’elles présentent une difficulté particulière en elles mêmes, mais il faut lutter contre les habitudes :
sur ce vélo j’avais avant un guidon de VTT donc avec les commandes aux emplacements correspondants. Sur mon titane que j’utilise pour les longues distances j’ai un cintre de course.
Maintenant sur ce vélo j’ai un cintre mixte, qui permet de changer de position en roulant comme avec un cintre de course (sauf la position basse évidemment), ce qui est très bien pour les longues sorties. MAIS les commandes sont, comme à VTT, de part et d’autre de la potence… attention aux reflex en cas de besoin de freinage d’urgence si les mains sont sur les cornes…
Juste une histoire d’habitude à changer/acquérir.

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

La route de départ est classique et bien connue des participants du Paris-Brest-Paris, des Diagonalistes et des habitués de cyclo-long-cours ! : je rejoins Landerneau et grimpe vers le Roc’h Trévézel par la D712 via Sizun.

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

La montée entre Landerneau (altitude 15 m) et le Roc’h Trévézel (altitude 348 m) est une des rares longues côtes dont on dispose dans la région. La « normale » ici c’est plutôt le « casse-pattes » : une succession de courtes montées et descentes plus ou moins raides.
Mais la montée est facile. Enfin, elle l’est un peu moins lorsqu’on a déjà 640 kilomètres dans les jambes et qu’il en reste encore 600 pour rejoindre Paris…

Lorsqu’on part de Brest à destination de Carhaix par cette route (la D712) on a l’habitude de dire que l’on passe par le Roc’h Trévézel. En fait, pour être précis, le Roc’h proprement dit se situe un peu à l’écart de la D712. Il faut emprunter un bout de la D785 direction Quimper pour vraiment se rendre au Roc’h Trévézel.

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Le Roc’h proprement dit c’est le sommet rocheux sur lequel on peut se rendre à pied (superbe vue… lorsque le temps est dégagé).

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Sur le bord de la route, une ancienne borne de nivellement indique l’altitude du lieu :

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Je retourne vers l’antenne TDF (de 225 m) de l’émetteur de Roc’h Trédudon. Aujourd’hui elle est parfaitement visible. Il y a des jours pourtant où elle disparait totalement tellement le ciel est bas…

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Après avoir repris la D712 en direction de Carhaix je tourne sur la petite D36 pour me rendre au Col de Trédudon :

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Et enfin, le col de Trédudon (F-29-0361) :

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Ayant atteins le sommet de ma balade je vais avoir l’occasion de tester les freins à disques puisque maintenant je vais redescendre sur Landivisiau (altitude 90 m) par une petite route (D111) en mauvais état, avec des passages humides, étroits et boueux…

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Après Landiviau je rentre sur Landerneau en suivant l’Elorn par la D712.

07 décembre 2013 : première sortie avec mon nouveau Mountain Bike

Après Landerneau un petit détour vers St-Divy histoire de rajouter une « côtelette » avant de rentrer à La Forest.

Bilan : 92 kilomètres, 962 mètres de dénivelé cumulé (1046 m / 100 km).

J’ai apprécié le cintre qui permet de changer régulièrement de position. Pas de soucis évidemment avec la transmission Shimano (je n’ai pas utilisé le petit plateau !). J’ai adoré les freins à disques ! Hyper efficaces en cas de besoin mais progressifs sinon et silencieux. À tester sous la pluie… mais je ne suis pas pressé !

Évidemment les Schwalbe Marathon Plus Tour de 2″ (1100 g pièce !) ne rendent pas la bête hyper-roulante… mais vu l’état des petites routes en cette saison (sortie de tracteurs agricoles des champs boueux) je me sens plus en sécurité avec eux…
Et puis après quelques centaines/milliers de kilomètres avec eux cet hiver, j’aurai l’impression de voler lorsque je monterai des pneus plus roulant à la belle saison…

Et finalement le bourdonnement des crampons sur le bitume s’accorde bien avec mon Mountain Bee !

20 Déc2017
 

Les épreuves de longues distances auxquelles j’ai participé jusqu’ici, pour variées qu’elles soient, présentaient toutefois un point commun : elles avaient lieu sur route.

Le lecteur fidèle se rappellera toutefois que lors de la TransContinental Race (TCR) de 2015 nous avions une cinquantaine de kilomètres de piste, en Italie, lors du passage de la Srada del Assietta.

TCR 2015 - Strada del Assietta ©cyclo-long-cours.fr

TCR 2015 – Strada del Assietta ©cyclo-long-cours.fr

Cependant la proportion de « tout terrain » par rapport à l’ensemble de l’épreuve (50 km sur 4300) ne justifiait pas d’utiliser un vélo spécialement adapté à ce tronçon.

De même, certaines petites routes d’Irlande (TransAtlantic Way 2016 et 2017) n’étaient pas en très bon état, mais dans ce cas également, un vélo de route était encore à son affaire pour peu que l’on fasse le bon choix de pneus…

TransAtlantic Way 2016 ©cyclo-long-cours.fr

TransAtlantic Way 2016 ©cyclo-long-cours.fr

Pour la French Divide, l’affaire est toute autre !

Donnée pour 30% petites routes de campagne et 70% chemins, cette épreuve n’est pas à envisager avec un « pur routier », course ou randonneuse.

Car, par « chemins » il faut aussi comprendre sentiers, franchissements, boue, passages en forêt (racines)…

French Divide 2016 French Divide 2016

Alors, quel vélo pour la French Divide ?

Examinons les choix possibles :

  • Vélo de cyclo-cross : du vélo de route il garde la performance sur les parties roulantes. Acceptant des pneus plus larges (typiquement 35mm) et « cramponnés » il permet de passer là où un vélo de route sera à la peine. Toutefois dans les parties vraiment difficiles il demandera un sacré niveau technique et… du portage !
    Au cours des deux éditions passées de la French Divide on a peu vu de vélos de cyclo-cross. À moins d’être un spécialiste du genre, je ne crois pas que ce soit le meilleur choix… surtout si l’on doit en acheter un pour l’occasion !
  • Gravel Bike : ce type de vélo est la tendance du moment. Comme toute tendance qui se respecte, elle vient des États-Unis…
    Là bas, il existe tout un réseau de routes secondaires non goudronnées. Des routes, mais en terre/gravier. C’est pour circuler sur ces voies roulantes mais non asphaltées qu’ont été conçu les gravel bikes (« gravel » en anglais signifiant « gravier »).
    Un « Gravel » est grosso modo un vélo de route acceptant des pneus larges (40-50mm), doté de freins à disques mais dépourvu de suspensions.
    C’est un vélo fait pour « tailler la piste », pas pour du franchissement pur et dur.
  • VTT : c’est typiquement le vélo fait pour « passer partout »… à condition évidemment que son pilote soit à la hauteur ! Mais en tous cas, c’est celui qui sera le plus accommodant dans les passages techniques. En contre-partie il risque d’être plus difficile à trainer sur les portions roulantes… Tout est toujours affaire de compromis !
    Encore convient-il de préciser, car dans le domaine du « tout terrain » il existe un certain nombre de catégories : XC (cross-country), All mountain, Enduro, Descente…
    Autant de catégories, autant de vélos plus ou moins spécialisés. Le XC, par exemple, se passe généralement de suspensions à l’arrière.

Au-delà de cette classification grossière il y a évidemment des passerelles avec des vélos plus ou moins intermédiaires entre deux activités…

Quel vélo pour la French Divide ?La French Divide (FD) 2018 partira de Bray-Dunes le 4 août, plus tôt j’aurai le vélo, plus tôt je pourrai m’entrainer à la maitrise de l’engin en terrain varié… Pour ce qui est de la boue… la période est idéale en Finistère…
Arrivé en décembre, pas question de rater sa lettre au Père Noël !
Alors, que choisir comme monture ? Dans mes critères de choix il y aussi un paramètre important : ce vélo doit me servir à d’autres objectifs « longues distances ». Pas question d’acheter un vélo uniquement pour une épreuve !

Le vélo de cyclo-cross me parait trop spécifique et trop « limité ».
Celui qui a longtemps tenu la corde c’était le « Gravel bike »… mais finalement, à la vue de tous les retours sur les deux premières éditions de la French Divide je me dis que cette épreuve emprunte trop de portions vraiment « tout terrain » pour ce type de vélo et puis… le concept de la FD me plait bien et j’ai la ferme intention de continuer dans cette voie des épreuves « hors sentiers battus »…

De toute façon, routes, pavés, chemins roulants, pierriers, bourbiers, single tracks… ce sera toujours la même mélodie : pédaler loin en autonomie complète.
Toujours la même mélodie mais avec des instruments différents.
Comme un célèbre boléro… sauf qu’ici, ce sera un beau vélo !
Un beau vélo de gravel !

Ou plutôt, un VTT de cross-country à cadre carbone et roues de 29″.

The Winner is…

Du couteau suisse au vélo suisse

Puisqu’il me fallait un couteau suisse… j’ai choisi… un vélo suisse !

BMC Teamelite 01

BMC Teamelite 01

BMC Teamelite 01

BMC Teamelite 01 BMC Teamelite 01

BMC* propose ce modèle en cinq tailles, du XS au XL.
En XL il est adapté à des cyclistes de 1,88m à 1,98m. Étant pile au milieu de la fourchette je vais pouvoir me contenter d’un modèle de série !

Cyclogito n°12 - Vénus de Milo / Vélo de minus ©cyclo-long-cours

BMC Teamelite 01
Cadre Teamelite 01 29″ – Micro Travel Technology (MTT), 01 Premium Carbon, Tuned Compliance Concept, DTI (passage des câbles et des durites en interne)
Fourche Fox Float 32 SC, Performance Elite, FIT4, Remote (100mm)
Groupe Shimano Déore XT 11V
Manettes de dérailleur Shimano XT M8000 2×11
Dérailleur Avant Shimano XT M8000 2×11
Dérailleur Arrière Shimano XT M8000 11v , Shadow plus
Cassette Shimano XT, 11-40 (11, 13, 15, 17, 19, 21, 24, 27, 31, 35, 40)
Chaîne Shimano XT
Pédalier Shimano XT M8000, 36-26
Boîtier de pédalier PF92
Freins Shimano XT M8000 (160/160mm)
Roues 29″
Jantes DT Swiss XR 1501 Spline ONE, 22,5mm, Centerlock
Pneus Continental: X-King (Avant) / RaceKing (Arrière), Performance Silver, 2.2″
Guidon BMC MFB 01 Carbon, 720mm
Poignées BMC
Potence BMC 70mm
Selle Fizik Tundra M7 Versus M
Tige de selle MSP 01 Premium Carbon Compliance Post, 3mm offset, 27,2mm
Poids mesuré, en taille XL : 10,4 kg


La fille du Père NoëlLe Père Noël étant plutôt à la bourre ces dernier temps, c’est sa fille qui se charge des livraisons spéciales !

C’est ainsi que ce matin j’ai eu le plaisir de recevoir mon nouvel engin !

Ne reste plus qu’à monter les pédales.

Pédales Plates HT ME05

Pédales Plates HT ME05 (290g la paire)

Pour l’instant je monte ces pédales sans verrouillage (dites « plates »). je les remplacerai ultérieurement par des pédales doubles-faces : une face avec verrouillage SPD et une face sans.

De même dans un premier temps je garde la selle d’origine… selon le ressenti je monterai une Brooks à la place.

C’est beau un vélo neuf… mais celui là devrait être baptisé à la boue prochainement… et la boue, ce n’est pas ce qui manque par ici !

*BMC : pour les anciens barbouzes, je précise que BMC est ici l’acronyme de Bike Manufacturing Company et non pas de… Bordel Militaire de Campagne !

A vélo, oui ! A la chaîne, Non !

Un dernier conseil, pour le Père Noël comme pour les autres : ne pas négliger la PPG !

Même le Père Noël travaille sa PPG !

PPG : Préparation Physique Générale

15 Mar2015
 

Si j’ai effectué les 4 sorties hivernales de mon Dodécaudax Continu avec mon « vélo jaune », il est temps de reprendre le titane, la Transcontinental Race approche à grands pas !

Si je suis vraiment très satisfait de mon Seven Titane (réalisé sur mesure en 2008), après sept ans et plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, il me démangeait d’apporter quelques aménagements…

La principale modification concerne les développements.
Le vélo est monté en Shimano Dura-Ace Triple (10 vitesses) :

  • plateaux : 30 x 39 x 52
  • cassette : 12 x 27

L’étagement de la cassette me convient parfaitement (12 – 13 – 14 – 15 – 16 – 17 – 19 – 21 – 24 – 27), en particulier les six premiers pignons consécutifs qui permettent une adaptation précise aux changements de relief tout en gardant un rythme de pédalage à peu près constant (autour de 90 tr/mn pour moi).

Pour ce qui est des plateaux… dans une pratique « longues distances » c’est clairement le 39 qui est le plus utilisé.
Contrairement à certains cyclos, je me sers du 52 mais évidemment je l’use beaucoup moins que le 39 !
Quant au 30… il m’est quasi inutile en Bretagne mais l’expérience m’a montré que pour de longs périples en montagne (comme le 1000 du Sud) il est encore trop grand !
Lorsque les cols s’enchainent, il vient un moment ou il est bon de pouvoir continuer à grimper « tranquillement » en moulinant, plutôt que de s’éreinter en danseuse ou… de mettre pied à terre!

Devant changer cassette, chaine et plateau de 39, j’en profite pour tester un nouveau choix de plateaux : 26 x 38 x 50.

1) Le passage du 39 au 38 :

J’aurais très bien pu rester en 39 puisque j’en étais satisfait!
En fait mon changement concernait avant tout les deux extrêmes, le 38 c’est juste pour être pile-poil au milieu (il y a exactement 12 dents de 26 à 38 et de 38 à 50).

Voici ce que cela donne en terme de vitesse (en km/h) pour une fréquence de pédalage comprise entre 85 et 95 tr/mn :

Braquets avec plateaux 39 et 38

Même si la différence est faible (une dent !) entre le 39 et le 38 dents, ce dernier m’offre (avec la cassette 12-27 Dura-Ace) une parfaite adaptation de 24 à 33 km/h (et un usage dès 19 km/h).

2) Le passage du 52 au 50 :

Deux dents de moins sur « la plaque », cela commence à compter!
Toujours pour une vitesse de pédalage comprise entre 85 et 95 tr/mn :

Braquets avec plateaux 52 et 50

J’ai hésité à réduire encore plus (pour un 48)… Je verrai à l’usage… mais tel quel ce plateau me permet de rouler de 28 à 50 km/h (au-delà… j’arrête de pédaler !)

3) Le passage du 30 au 26 :

C’est évidemment le changement le plus notable! Quatre dents de moins!
Dans les parcours ou le petit plateau est inutile, sa taille importe peu (!), en revanche pour de longs parcours montagneux il est toujours un moment ou le petit développement est encore toujours trop grand!
Je souhaitais descendre au « rapport 1  » (1 tour de pédale = 1 tour de roue) mais pas franchement plus bas car au-dessous je trouve qu’il devient difficile de rouler en ligne droite !

Voici une comparaison entre le 30 et le 26, mais cette fois pour une fréquence de pédalage comprise entre 55 et 65 tr/mn :

Braquets avec plateaux 30 et 26

Mine de rien, ce changement me permet (à puissance développée et fréquence de pédalage identiques) de grimper des pentes 2% plus raides (compte-tenu de mon poids total roulant = ma carcasse + le vélo + les bagages).

Bilan : 7 dents de réflexion !

Beaucoup de cogitations pour en arriver là!
Les constructeurs mettent en avant les pédaliers compacts.
Le concept est attirant mais s’il convient à un cyclo-sportif évoluant dans une région donnée (en adaptant la cassette), je n’ai pas trouvé de combinaison pouvant satisfaire aux grandes diversités de relief que l’on peut rencontrer sur un parcours de plusieurs milliers de kilomètres tout en offrant le « confort » d’une cassette parfaitement étagée (on peut descendre au rapport 1 avec un pédalier compact mais dans ce cas on se retrouve avec une cassette « pleine de trous » et je trouve cela particulièrement inconfortable).

Me voici donc avec une configuration légèrement modifiée. J’ai encore quelques mois et des milliers de kilomètres pour la valider !

Sept ans de réflexion

PS : Suite à la question de mon ami Pascal, voici le récapitulatif des vitesses atteintes pour une fréquence de pédalage de 85 à 95 tr/mn :

Braquets avec plateaux de 26, 38 et 50

De 10 à 50 km/h à ma fréquence de pédalage « nominale ».

18 Fév2014
 

Ayant réchappé à gastro, grippe, bronchite et une énième tempête, il commençait à être temps de boucler ma sortie Dodécaudax de février. La septième.

Continuant mon arpentage de la Bretagne, je trace cette fois un parcours dans le Morbihan (56), avec juste une petite incursion dans les Côtes-d’Armor (22).

18 février 2014 : 225 km, Dodécaudax 7/12

Je choisis comme départ un petit village au nord de Lorient près de Pont-Scorff.

En ce jour de Sainte Bernadette, je décide de rendre visite à Sainte Tréphine, Sainte Brigitte, Sainte Anne-d’Auray et Sainte Hélène… Un chemin de croix ???

18 février 2014 : 225 km, Dodécaudax 7/12

Je ne décolle pas très tôt. Le départ est à 150 kilomètres de chez moi et je n’ai pas trop envie de me lever aux aurores…
Le site de Météo France, prévoit « Averses » pour le matin et « Rares averses » pour l’après-midi…
De toute façon il faut s’attendre à des routes détrempées et sales, du fait des coups de vents et inondations à répétitions de ces deux derniers mois.

Je décide donc d’employer pour la première fois sur une sortie Dodécaudax mon Yellow Submarine Bike

En effet :

  • il est équipé de vrais garde-boue à l’avant et à l’arrière;
  • les gros pneus (26″ x 2″) « Schwalbe Marathon Plus Tour » ne sont pas très roulants mais sont parfaits pour les chaussées boueuses;
  • il est équipé de freins hydrauliques à disques, ce qui est l’occasion de les tester sous la flotte…
  • la selle Brooks a encore besoin d’être rodée…

Durant les premiers kilomètres, tout va bien. L’ambiance est quasi printanière. Les routes sont détrempées, de beaux nuages défilent dans le ciel mais l’air est limpide et la lumière magnifique…

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Beaucoup de champs sont encore inondés, les moindres cours d’eau ressemblent à des torrents.
Sur les talus au bord des routes, nombres d’arbres gisent déracinés ou brisés par les récentes tempêtes. Régulièrement les fils électriques ou téléphoniques pendent jusqu’au sol, les poteaux ayant été brisés par les chutes d’arbres…

Au fur et à mesure que je progresse vers le nord, le ciel se charge jusqu’à devenir bien noir…

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

J’essuie ma première averse avant même d’arriver dans les Côtes d’Armor.

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

La suivante, autrement plus violente, sera compensée par un bel arc-en-ciel…

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Maintenant les routes sont détrempées. Les pneus se transforment en pompes à eau. Vive les garde-boue…

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Une longue descente se terminant en virage avant un rond-point va être l’occasion de tester les freins…
IMPECCABLE !
Pas de bruit, pas de latence au freinage, des patins sur jante par temps sec ne réagiraient pas mieux !
Rassurant pour la sécurité par temps de pluie.

Alors que la pluie a cessé (pour combien de temps) j’arrive à ma première étape, point le plus au nord de mon parcours : Sainte Tréphine

18 février 2014, Sainte Tréphine ©cyclo-long-cours.fr

Les seules possibilités de ravitaillement étant purement spirituelles, je reprends illico ma route.

18 février 2014, Sainte Tréphine ©cyclo-long-cours.fr

Cap au sud, pour une courte étape.

J’emprunte de toutes petites routes, pas très larges, biens grasses, mais heureusement très peu fréquentées.

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Je franchis le canal de Nantes à Brest, lequel ne manque pas d’eau…

18 février 2014, canal de Nantes à Brest ©cyclo-long-cours.fr

Juste après, une belle vue sur l’ancienne abbaye de Bon-Repos s’offre à moi.

18 février 2014, Abbaye de Bon Repos ©cyclo-long-cours.fr

Encore quelques kilomètres et me voilà à nouveau dans le Morbihan.

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Et j’arrive à ma deuxième étape : Sainte Brigitte.

18 février 2014, Sainte Brigitte ©cyclo-long-cours.fr

Là encore, les seules possibilités de ravitaillement étant purement spirituelles, je reprends illico ma route.

18 février 2014, Sainte Brigitte ©cyclo-long-cours.fr

Heureusement je n’aurai pas à attendre trop longtemps, quelques kilomètres plus loin j’arrive à Cléguérec.

18 février 2014, Cléguérec ©cyclo-long-cours.fr

Le premier bistrot auquel je m’adresse, ferme… on m’envoie au bar-PMU.

Là je peux enfin m’attabler et déguster deux de mes sandwiches (beurre, fromage, jambon, saucisse) accompagnés de deux Cocas.

Je ne m’attarde pas plus que de nécessaire et reprends ma route cap au sud-est jusqu’à Pontivy.

18 février 2014, Pontivy ©cyclo-long-cours.fr

La ville a subi les inondations, les pompiers sont en train de s’affairer à démonter les boudins de protection le long du canal et tout le long des tuyaux déversent sur la route l’eau pompée des caves…

Après Pontivy je mets cap au sud vers mon troisième « contrôle ».
Le ciel est devenu bien gris, le vent défavorable s’est renforcé, les routes sont beaucoup moins tranquilles…

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Et il fallait s’y attendre, le déluge s’abat à nouveau sur moi…

18 février 2014 ©cyclo-long-cours.fr

Au bout de 148 kilomètres j’arrive enfin à ma troisième étape, Sainte Anne-d’Auray.

18 février 2014, Sainte Anne-d'Auray ©cyclo-long-cours.fr

Le sanctuaire de Sainte Anne-d’Auray :

18 février 2014, Sanctuaire de Sainte Anne-d'Auray ©cyclo-long-cours.fr

Je suis souvent passé à Sainte Anne à vélo. J’en profite pour faire une halte dans un bistrot dans lequel je me suis souvent requinqué.
Je mange un autre de mes sandwiches accompagné d’un Coca puis d’un chocolat chaud.

Lorsque je repars j’ai l’impression que la nuit est tombée tellement le ciel est couvert.

Je continue cap au sud.
En arrivant à Auray, le GPS veut me faire emprunter la voie express… ce qui est évidement hors de question.
Je continue donc vers le sud ne faisant pas attention au fait que je suis en train de partir du mauvais côté d’un bras de mer (il y a longtemps que j’ai préparé ce circuit et ne l’ai pas trop revérifié avant de partir…).

Lorsque je me rends compte de mon erreur je n’ai pas d’autre choix que de faire demi-tour pour retourner à Auray et de me remettre sur la route prévue. Mais j’ai perdu beaucoup de temps et ai pas mal rallongé l’itinéraire…
Du coup je décide de rentrer sans perdre plus de temps. Le nez dans le guidon les kilomètres défilent.
J’ignore Sainte Hélène, de toute façon il fait noir, il pleuviote et je ne suis pas venu m’exiler ici…

Il me reste encore 24 kilomètres pour boucler la boucle.

Ainsi, en cette Sainte Bernadette, après avoir brièvement rendu visite à Sainte Tréphine, Sainte Brigitte, Sainte Anne et Sainte Hélène, c’est avec bonheur que je rejoins… le lieu d’où je suis parti…

L’ENFER !

L'Enfer ! ©cyclo-long-cours.fr

L'Enfer ! ©Michelin & cyclo-long-cours.fr

Petit bilan technique des freins à disque : Pour cette sortie de 225 kilomètres réalisée entièrement sur routes grasses et humides, parfois sous de fortes averses ou de longues pluies, j’ai trouvé le freinage particulièrement efficace et sécurisant. Aucune différence entre temps sec et temps… humide. L’essayer c’est l’adopter !

A vélo, oui ! A la chaîne, Non !

Les sept circuits Dodécaudax réalisés jusqu’ici :

Dodécaudax 01 à 07

Pour consulter l’état d’avancement de mon Dodécaudax en cours.

10 Déc2013
 


Six heures du mat’ j’ai pas de frissons,
J’suis sous la couette et c’est bien bon !
Le réveil hurle un max,
C’est la sortie Dodécaudax !

Certes je suis inscrit à la Nyctalope qui aura lieu le weekend prochain. J’aurais pu en profiter, en rajoutant une dizaine de kilomètres, pour que cette épreuve me tienne lieu de sortie Dodécaudax de ce mois.
Mais je préfère réaliser une épreuve spécialement dédiée.

La météo annonce une belle journée bien fraîche avec un peu de vent de sud-est.
Je choisis de partir à 08h00, un peu avant le lever du jour (aube à 08h21, lever de soleil à 08h58). Pas avant, afin d’éviter le gros de la circulation.

Samedi dernier, pour ma première sortie avec mon nouveau « Mountain Bee » j’avais ressenti à cause du froid de désagréables contractures au niveau des quadriceps. Les températures ressenties pour ce jour étant encore inférieures, je m’enduis copieusement les jambes d’huile de massage au camphre (SPORTS d’Akileïne) avant d’enfiler mon cuissard long.

Je prépare quatre sandwiches de pain de mie complet avec fromage et jambon blanc.

Pour cette sortie je prévois d’aller faire un tour en bord de Manche dans le Trégor (Côtes d’Armor) puis de revenir par la Cornouaille (centre Finistère).

10 décembre 2013 : 206 km, Dodécaudax 5/12

Le premier tronçon m’est bien connu : je rejoins Morlaix via Landerneau et Landivisiau. C’est également la route que j’avais choisie au départ de ma Diagonale Brest-Strasbourg en septembre 2010.
Cette partie n’offre pas de difficulté particulière. une des rares routes relativement « plate » de la région.

Peu à peu le jour se lève. Le ciel est parfaitement dégagé. Quelques nappes de brume flottent au-dessus des champs.

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En chemin je réalise que j’ai laissé mon nécessaire de réparation sur mon nouveau vélo.
En effet sur chacun d’eux j’ai un troisième porte bidon sous le cadre qui me sert à transporter de quoi me dépatouiller en cas de soucis. À commencer par une chambre à air de secours…

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Samedi dernier j’ai transféré ce bidon de matériel sur mon « Moutain Bee » et je m’aperçois que je l’y ai laissé. Souhaitons que je n’en ai pas besoin ce jour…

Le lever de soleil, après Landivisau, est vraiment spectaculaire.

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Dans Morlaix le viaduc éclairé par la lumière dorée du soleil levant se détache sur un ciel d’un bleu immaculé.

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Je mets cap au nord pour rejoindre Plougasnou (km 63), juste avant la côte.
C’est jour de marché et une petite animation règne en centre bourg.

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J’ai prévu de faire une petite pause dans un café pour un premier ravitaillement.
Je commande un coca pour accompagner deux de mes sandwiches.
Un chocolat chaud et je reprends ma route.

Je rejoins la côte que je vais suivre jusqu’à Plestin-les-Grèves.
Il s’agit d’une petite route touristique, mais sans touriste en cette saison.
La vue sur la mer est extraordinaire avec une succession de passages au niveau de celle-ci et de remontées sur les falaises.

©cyclo-long-cours.fr

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Arrivé à Plestin-les-Grèves je mets le cap sur l’intérieur des terres. L’objectif : rejoindre Huelgoat, une citée entre le Roc’h Trévézel et Carhaix.
Sur ce trajet il y a de belles grimpettes. Certes nous ne sommes pas dans les Alpes ou les Pyrénées (Huelgoat n’est qu’à 175 mètres d’altitude) mais le dénivelé cumulé s’accroit régulièrement. Le « principe » ici est : je monte de 10 mètres et redescend de 8…

Je suis face au soleil, et au vent frais, j’enlève ma veste chaude ainsi que mes gants. Dans les passages ombragés, très humides, je n’ai pas très chaud mais je préfère ne pas trop transpirer dans les côtes afin de rester sec.

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J’ai prévu une deuxième pause ravitaillement à Huelgoat (km 130).
La lumière est toujours aussi magnifique, le lac formant un miroir parfait.

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Mais l’humidité et le petit vent accentuent l’impression de froid.

Dans le bar que je choisis, une employée est en train de repeindre l’entrée. Je luis fait remarquer que l’expression « peinture fraîche » ne sera jamais aussi appropriée !

Le menu est le même qu’à ma première pause : deux sandwiches, un coca et pour finir un chocolat chaud.

Je reprends ma route (D14) direction Brasparts.
« C’est que ça grimpe dur par là » m’a dit le restaurateur en repartant de Huelgoat. Je le rassure en lui disant que je connais bien le secteur.

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Je coupe la D764 (axe Sizun – Roc’h Trévézel – Carhaix) et continue par Loqueffret puis Lannédern avant de biffurquer sur la D21 pour Brasparts.

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Ensuite je rejoins Le Faou (km 170) où je m’arrête pour acheter une bouteille de St-Yorre pour refaire le plein de mes bidons.
Je termine par du très connu : l’Hôpital-Camfrout, Daoulas, Plougastel, le pont Albert Louppe et la route touristique RD233 jusqu’à la maison.

Par chance mon bidon de réparation ne m’a pas fait défaut.
Est-ce l’effet de l’huile camphrée, je n’ai pas ressenti les contractures des quadriceps de samedi dernier. Il a fait pourtant plus frais sur un parcours plus long et plus exigeant…

Après une bonne douche bien chaude et deux belles bavettes, je finis de me réchauffer au coin du feu avec une délicieuse Chimay… bien fraîche !

La cinquième étape de mon Dodécaudax est donc réalisée !
Une boucle de 206 kilomètres pour 2813 mètres de dénivelé cumulé (1366 m / 100 km sans avoir dépassé les 286 mètres d’altitude…).
Décembre est validé !

A vélo, oui ! A la chaîne, Non !

Les cinq circuits Dodécaudax réalisés jusqu’ici :

Dodécaudax 01 à 05

Pour consulter l’état d’avancement de mon Dodécaudax en cours.

:)